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Mécanique

Prix de la Recherche 2009, mention Énergie

Emmanuel DORMY reçoit le Prix de la Recherche 2009, mention Énergie Travail récompensé : « Mathématiques et Ecoulements Géophysiques : paramétrisations et petites échelles »


Emmanuel Dormy, enseignant au département de mécanique

Depuis 2004, le Prix La Recherche récompense chaque année la diversité et l'excellence scientifique. Ouvert à toutes les disciplines, ce prix distingue les chercheurs selon 4 critères :

Recherche : sont récompensés des travaux de recherche fondamentale ou appliquée
Pluridisciplinarité : sont récompensés des travaux au croisement de plusieurs disciplines scientifiques
Francophonie : sont récompensés des travaux de recherche francophones (chercheurs francophones ou collaborant avec des institutions francophones)
Diffusion des connaissances :
Le Prix La Recherche doit enfin promouvoir les travaux des lauréats auprès du grand public par le biais d'une parution au sein du magazine La Recherche.

« Mathématiques et Ecoulements Géophysiques : paramétrisations et petites échelles »

L'art de simuler les petites échelles
Les écoulements fluides à lintérieur de la Terre, à lorigine du champ magnétique terrestre, ou encore les mouvements atmosphériques et les courants marins, deux rouages essentiels du système climatique : tous ces phénomènes sont difficiles à reproduire numériquement, et donc à prédire. Et pour cause : la complexité des équations qui les décrivent dépasse de beaucoup les capacités des meilleurs calculateurs. Si bien que les scientifiques sont contraints de les simplifier pour les résoudre. Et les « petits paramètres » (les rugosités des surfaces découlement par exemple, les forces de viscosité ou encore de petites variations de la profondeur marine) sont souvent négligés. Ces simplifications empêchent la représentation des phénomènes qui se produisent à petite échelle, même sils ont souvent un impact essentiel sur la manière dont les fluides sécoulent. Elles empêchent donc une description réaliste des phénomènes naturels, cohérente avec les mesures. C'est ce qui a conduit David Gérard-Varet, de l'Institut de mathématiques de Jussieu, et ses collègues mathématiciens et géophysiciens, à réaliser une analyse mathématique poussée de certains de ces microphénomènes, point de départ à létude de problèmes de complexité croissante. Les scientifiques ont également proposé des « lois de fermeture », c'est-à-dire des modèles dans lesquels les petites échelles sont exprimées en fonction des grandes. Grâce à ces nouveaux outils, ils ont ainsi démêlé le rôle de différentes échelles spatiales et temporelles, présentes aussi bien au sein des écoulements de fluides que des surfaces rugueuses.