Mercredi 13 juin
Après être arrivés mardi soir, nous assistons au traditionnel briefing météo de 8h. Nous passons ensuite le reste de la matinée à préparer notre vol : apprentissage des consignes de sécurité relatives à l’usage du siège éjectable, découverte du brêlage (phase d’installation dans le cockpit) et réception des différents matériels (casque, pantalon anti-G, gilet de sauvetage, etc.).
Comme la base aérienne organise une après-midi de cohésion, il n’y a pas d’activité aérienne, et nous décidons donc d’en profiter pour découvrir les différentes parties de la base, du simulateur de vol aux hangars présentant des Mirages à moitié démontés, en passant par la tour de contrôle.
Après un dîner en compagnie du capitaine Soubeyrand, commandant de compagnie à l'École polytechnique, et de l’un de ses camarades de promotion, actuellement pilote de Mirage 2000, nous dormons dans les locaux confortables destinés aux officiers en mission.
Jeudi 14 juinUne fois le briefing quotidien passé, nous découvrons avec enthousiasme que nous sommes programmés sur différents vols dans la journée. L’aspirant Bain s’équipe en vue d’une mission de combat aérien rapproché en début de matinée, qui s’est vue annulée au dernier moment en raison d’un problème technique. Le reste de la journée alterne prévisions de vol et contre-ordres de dernière minute. Nous réussissons finalement à prendre part à 3 missions différentes avant la fin de la journée.
L’aspirant Bain participe à une mission de combat radar, où 2 Mirage doivent passer au travers d’une ligne de défense composée de 4 autres appareils en vue de bombarder une cible fictive à proximité de la Courtine. L’ensemble de la mission dure approximativement une heure, dont une grosse moitié de transit.
L’aspirant Bey prend part à une mission de combat à vue, ou « dogfight » entre 2 avions de chasse au dessus du Mont Ventoux. La mission est plus courte, et s’étale sur environ 40 minutes.
L’aspirant Strebler vole en dernier, au coucher du soleil, au dessus de l’Auvergne, dans un combat radar, puis rapproché. Au moment du retour, le pilote lui laisse les commandes pour effectuer quelques évolutions. L’arrivée se fait à 6 avions côte à côte, à la tombée de la nuit.
Nous nous remettons de nos vols en compagnie des pilotes dans le bar de l’escadron.
Vendredi 15 juinAprès la journée intense de jeudi, nous profitons du temps qu’il nous reste pour réintégrer le matériel et remercier les différents membres de l’escadron pour leur accueil et pour cette expérience exceptionnelle.
Nous repartons vers Palaiseau les yeux remplis d’étoiles et l’estomac quelque peu retourné...