Accès direct au contenu

avancée

École Polytechnique

Accès rapides

Recherche & innovation

Accueil > Recherche & innovation

Frédéric Fleuret, une passion : la recherche

« J’avais la vocation de la recherche et je suis content d’avoir fait ce choix »

Douze ans après être sorti de l’École Doctorale en 1997, Frédéric FLEURET est aujourd’hui chercheur au CNRS. Retour sur le parcours de cet ancien étudiant, que sa passion pour la recherche a ramené sur le Campus...

Ce n'est pas par nostalgie que Frédéric FLEURET, père de deux enfants, est retourné sur le Campus de Polytechnique. Pour autant, ce chercheur au CNRS convient qu'il est « plutôt amusant de se retrouver dans les locaux dans lesquels on a fait sa thèse ». Une thèse, justement, que cet ancien étudiant de l'École Doctorale de Polytechnique a soutenue en 1997.

Frédéric avait choisi son sujet- une étude sur la production du Plasma de Quark et de Gluons- trois ans plus tôt, lors d'un stage au Laboratoire Leprince Ringuet (LLR). Là-bas, il fait la connaissance d'un physicien, une rencontre déterminante pour la suite de ses études. Expliquant au jeune étudiant tout ce qui pouvait être étudié et expérimenté au LLR, le chercheur lui donne envie de rester et d'y faire sa thèse : « Il m'a orienté et conseillé pour mon sujet de thèse et après avoir discuté avec plusieurs personnes, j'ai choisi un sujet d'expérience qui m'intéressait, à cheval entre la physique nucléaire et la physique des particules. »

De l'École Doctorale au CNRS
Ses recherches à l'École Doctorale font partie des plus importants souvenirs de Frédéric : « Je me souviens avoir travaillé dans une équipe très performante, composée de gens très brillants. C'est aussi grâce à eux que je suis rentré au CNRS : J'étais habitué à la fois à la pression et à l'exigence ». D'ailleurs après coup, l'ancien étudiant reconnaît que les doctorants sont très influencés par leur environnement pendant leur thèse.

En mai 1997, une fois sa thèse soutenue, Frédéric passe donc avec succès le concours d'entrée au CNRS. De son passage de doctorant à chercheur, Frédéric parle d'une « douce transition ». « Ma première année de vie professionnelle s'est révélée être la continuité très naturelle de mes années de thèse. A la différence que les étudiants sont beaucoup plus encadrés », précise-t-il. Par la suite, « On prend ensuite davantage d'initiatives, on commence à avoir des envies plus claires et on a plus de responsabilités. »

Bien que très sollicité dès son arrivée dans son nouveau laboratoire à Paris, Frédéric décide, au bout de 18 mois, de partir travailler à Berkeley aux Etats-Unis, en qualité de chercheur : «Cette immersion m'a permis de travailler mon anglais et de vivre une expérience culturelle d'un point de vue scientifique. Voir les autres travailler, avec leur méthode, est une expérience unique ».

Émulation dans les laboratoires
Deux années plus tard, il rentre à Paris où il reçoit l'habilitation à diriger des recherches et revient au laboratoire Leprince Ringuet. Avec plaisir. « Aujourd'hui, je suis toujours passionné par ce que je fais ». Chargé de Recherche au CNRS-IN2P3 (Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules), il est, depuis deux ans, responsable du groupe Phenix du LLR et président du conseil scientifique du laboratoire.

De ces douze années, Frédéric dresse un bilan positif : « J'avais la vocation de la recherche et je suis content d'avoir fait ce choix. Le métier de chercheur présente une grande qualité : celle de pouvoir faire plusieurs métiers dans le même métier (recherche, vulgarisation, enseignement, technique, politique scientifique...) »

Frédéric apprécie particulièrement le dynamisme de son laboratoire: « J'ai la chance d'être dans un très bon labo et dans un environnement qui donne envie de développer de nouveaux projets ». Et selon lui, la proximité avec l'École Polytechnique n'y est pas pour rien : « En valorisant l'excellence et en encourageant l'esprit compétitif, l'École influence positivement les laboratoires. C'est une chance. Cette exigence de qualité créé l'émulation dans les laboratoires.»