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1814-DEJEAN, Jean-François, comte (Castelnaudary 1749-Paris 1824)

Gouverneur de 1814 à 1816

 

Contexte historique

- 1814 : Invasion de la France ; Napoléon à l’île d’Elbe ; Louis XVIII roi de France
- 1815 : Les cent jours ; Défaite de Waterloo ; Congrès de Vienne réorganisant l’Europe ; Napoléon à Sainte Hélène
- 1816 : Début de la Restauration

Dejean entre en 1766 à l’Ecole du Génie de Mézières. Il est ingénieur en chef en Picardie de 1781 à 1791. Durant les guerres de la Révolution, il sert sous Dumouriez, puis sous Pichegru à l’armée du Nord. Il participe aux principaux sièges et devient général de division en 1795. Il est nommé sous le Consulat, conseiller d’Etat et chargé de veiller à l’exécution de la convention d’Alexandrie en 1800 et à l’organisation de la République ligurienne. Il est ministre de l’administration de la guerre de 1802 à 1810. Comte de l’empire en 1808, premier inspecteur général du Génie, il est chargé en 1809 de la défense d’Anvers menacé par les Anglais. Nommé sénateur, il est inspecteur général du Génie en Hollande. Gouverneur de l’École polytechnique en 1814 il refuse de voter la déchéance de Napoléon. Il ne réussit pas à rassembler la totalité des élèves disséminés par la chute de l’Empire. Ces derniers acclament l’Empereur reçu par Dejean à l’Ecole en 1815. Bien que président du comité de liquidation de l’arriéré et pair de France, il n’en est pas moins revenu  à Napoléon. Renommé par l’empereur premier inspecteur général du Génie en 1815, grand chancelier de la Légion d’honneur en l’absence de Lacepède, membre de la commission de défense et pair de France, il est privé de tous ses emplois et exclu de la Chambre haute au retour des Bourbons.
En 1817, ses talents reconnus d’administrateur et sa sévère probité le font rappeler au ministère de la Guerre comme directeur général des subsistances, ce qui lui rend ses anciennes fonctions.

D’après : “Dictionnaire de biographie française   Paris : Letouzey et Ané, 1933 ->” et “Histoire et prospective de l'École polytechnique / Jean-Pierre Callot, Michel Camus, Bernard Esambert, Jacques Bouttes. – Paris ; Limoges : Charles Lavauzelle, 1993. -”

 

Actualité polytechnicienne durant cette période

Gouverneur de l’École polytechnique en 1814, Dejean ne réussit pas à rassembler la totalité des élèves disséminés par la chute de l’Empire. Ces derniers acclament l’Empereur reçu par Dejean à l’Ecole en 1815 pendant les Cent-Jours.

 


© Photos Collections École polytechnique-Palaiseau (France)