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1816-BOUCHU, François-Louis, baron (Is-sur-Tille 1771-Antony 1839)

Gouverneur de 1816 à 1822

 

Contexte historique

- 1816 : Début de la Restauration
- 1817 : Crise économique. Année de disette
- 1818 : Loi Gouvion-Saint Cyr sur la conscription
- 1819 : Loi qui supprime la censure de la presse
- 1820 : Assassinat du duc de Berry
- 1821 : Mort de Napoléon Bonaparte à Sainte-Hélène
- 1822 : Exécution des quatre sergents de La Rochelle


Bouchu entre dans l’artillerie, dès le début de la Révolution. En 1791 il sert à l’armée du Nord. A l’armée du Rhin, il combat à Landau, puis sert à l’armée du Midi, avant de passer à l’armée d’Italie de 1794 à 1798. Il fait partie de l’expédition d’Egypte.
Commandant l’équipage de ponts et l’armée, il prend part au siège du Caire et rentre en France à la fin de 1801. Il commande l’équipage de ponts de la Grande Armée pendant la campagne d’Austerlitz et jusqu’en 1808. En Espagne jusqu’en 1813, il combat à la bataille de l’Albufera en 1811, puis il est nommé général de brigade. Directeur des équipages de ponts de la Grande Armée en Allemagne en 1813, il se distingue à l’attaque du pont de Meissen en Saxe.
Chevalier de l’Empire depuis 1811, il est nommé baron en 1813. La Restauration lui donne la croix de Saint-Louis et le commandement de l’Ecole d’artillerie de Grenoble en 1814. Lors du retour de Napoléon en 1815, il adresse son serment au ministre de la Guerre et demande à servir. Il est nommé commandant en chef de l’artillerie du corps des Pyrénées-Orientales. La Restauration ne lui tient pas rigueur de son attitude.
Il est choisi en 1816 comme directeur de l’École polytechnique dont l’organisation venait d’être complètement changée. Sa tâche en tant que nouveau gouverneur ne fut donc pas aisée.
Membre du comité de l’artillerie, il dirige le parc général de l’armée des Pyrénées en 1823. Lieutenant-général en 1823, il reprend à son retour ses fonctions au Comité d’artillerie et les exerce jusqu’en 1837.
D’après : “Dictionnaire de biographie française Paris : Letouzey et Ané, 1933 ->”

Actualité polytechnicienne durant cette période

L’ordonnance du 4 septembre 1816, cinq mois après le licenciement de l’Ecole par Louis XVIII, maintenait le casernement des élèves mais supprimait le régime militaire avec la tenue et tous les exercices. Elle introduisait des exercices religieux journaliers, rattachait l’Ecole au Ministère de l’Intérieur et la plaçait sous la protection du duc d’Angoulême.
 

 

 


© Photos Collections École polytechnique-Palaiseau (France)