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1830-ARAGO, Dominique (Estagel 1786- Paris 1853)

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Commandant en 1830

 

Contexte historique

- 1830 : Révolution de juillet ; Prise d’Alger ; Louis Philippe, roi des Français, succède à Charles X

Brillant Catalan, brillamment reçu à 17 ans à Polytechnique, Arago entre de plain-pied dans la fréquentation de ceux qui sont ou qui seront les premiers savants français de l’époque : Laplace, Méchain, Biot, Gay Lussac,…
A sa sortie de l’Ecole sur le conseil de Méchain, il entre à l’Observatoire de Paris et commence sa carrière d’astronome : en mission aux Baléares pour la mesure du méridien, il  mettra trois ans à en revenir. Au retour de cette odyssée en 1809, il est acclamé par les astronomes de l’Académie, qui l’y font élire aussitôt – à vingt-trois ans ! Il donne alors toute sa mesure de grand savant en astronomie et en physique : découverte de la polarisation chromatique, optique ondulatoire avec Fresnel, électromagnétisme avec Ampère. On l’a chargé, à Polytechnique, d’assurer pour le cours de géométrie la suppléance de Monge, malade en 1812 : il y restera professeur de mathématiques jusqu’en 1830.
En juin 1830, il est élu secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences. La révolution éclate le 28 juillet : Après le départ de Charles X, accompagné de Bordesoulle, l’Ecole est en ébullition ; on donne un congé de trois mois aux élèves et on réunit une Commission pour proposer des réformes. Arago, très proche des élèves en fait partie et en assume de fait la présidence. Elle remet son rapport à temps pour que l’ordonnance royale de réorganisation, rétablissant de fait le régime militaire, l’Ecole étant sur proposition d’Arago transférée du Ministère de l’Intérieur à celui de la Guerre, paraisse le 13 novembre, avant la rentrée prévue le 18. Elle nommait Arago, bien qu’il ne soit pas et n’ait jamais été militaire, «commandant de l’Ecole, jusqu’à ce qu’il ait été pourvu à cet emploi ». C’est donc Arago qui prend en mains pour quelques jours, mais décisifs, la conduite de l’Ecole et les débats avec les élèves qui, à la rentrée, manifestent bruyamment leur désaccord avec des réformes qu’ils trouvent insuffisantes. Arago, toujours resté au contact avec la jeunesse, explique, négocie et obtient le retour à l’ordre. Il transmet aussitôt ses fonctions au général Bertrand. Quelques jours après, il remet sa démission de professeur : sans jamais se désintéresser de Polytechnique, il se lance dans la vie politique comme député de l’opposition, jusqu’à la révolution de 1848 qui fera de lui le Ministre de la Marine et de la Guerre du gouvernement provisoire de la Seconde République.
La stature du personnage, l’importance de son influence dans toute l’histoire de l’École polytechnique, et non seulement pendant ces quelques jours, justifie qu’il figure à son rang parmi les directeurs, gouverneurs ou généraux ayant commandé l’Ecole.
E. Grison

Actualité polytechnicienne durant cette période

La révolution éclate le 28 juillet 1830 Arago, républicain de cœur – il le sera toujours - se marque avec les insurgés, comme ses élèves de Polytechnique qui montent aux barricades.

 

 

 


© Photos Collections École polytechnique-Palaiseau (France)