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1830-BERTRAND, Henri-Gratien, comte (Châteauroux, 1773-1844)

Commandant de 1830 à 1831

 

Contexte historique

- 1830 : Révolution de juillet ; Prise d’Alger ; Louis Philippe, roi des Français, succède à Charles X
- 1831 : Création de la légion étrangère

Bertrand vient à Paris pour préparer l’Ecole des ponts et chaussées, s’engage en 1792 dans la garde nationale parisienne, puis se présente à l’Ecole du Génie de Mézières. Envoyé un an plus tard à l’armée de Sambre et Meuse, il prend part au siège de Maëstricht et il est attaché à la mission d’Aubert-Dubayet à Constantinople en 1796.
A l’armée d’Italie en 1797, il rencontre Bonaparte, puis commande le Génie de la division Bon lors de l’expédition d’Egypte. Blessé au siège d’Aboukir en 1799, nommé chef de brigade et directeur du Génie à Alexandrie, il y devient sous-directeur des fortifications en 1800 et général de brigade après le départ du Bonaparte.
Rentré en France en 1801, Bertrand est nommé inspecteur général des fortifications. Aide de camp de l’Empereur en 1804, il va désormais suivre sa fortune et ses campagnes.
Nommé grand-maréchal du Palais en 1813, Bertrand accompagne Napoléon à l’île d’Elbe puis à Sainte-Hélène où il est à son chevet au moment de sa mort en 1821.
Amnistié, il revient en France et s’installe dans ses terres du Berry. Accueillant avec joie la Révolution de 1830, il est appelé par le roi Louis-Philippe au commandement de l’École polytechnique jusqu’en 1831.
Retraité en 1832, élu depuis un an député de l’Indre, il défend les idées libérales comme la liberté de la presse à la Chambre. De 1836 à 1839, il voyage en Amérique. En 1840 pour le retour des cendres de Napoléon, Bertrand est envoyé à Sainte-Hélène avec le prince de Joinville. Aux Invalides, il dépose sur le cercueil de l’Empereur l’épée d’Austerlitz qu’il n’avait pu remettre au roi de Rome. En 1842, il retourne en Amérique, s’occupe de l’émancipation des Noirs et de l’abolition de l’esclavage, parcourt les Antilles, la Louisiane, les Etats-Unis. En 1847, son corps est transporté aux Invalides avec celui de Duroc.

D’après : “Dictionnaire de biographie française" Paris : Letouzey et Ané, 1933 ->”

Actualité polytechnicienne durant cette période

En 1830, les élèves prirent une part active à la Révolution de Juillet ; le nom de Vaneau (X1829), tué dans les combats des «Trois Glorieuses » reste attaché à ces journées.

 

 


© Photos Collections École polytechnique-Palaiseau (France)