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1847-AUPICK, Jacques (Gravelines, 1789-Paris, 1857)

Commandant de 1847 à 1848

 

Contexte historique

1847 : Reddition d’Abd-El-Kader
1848 : Soulèvement contre Louis-Philippe ; Proclamation de la IIème République par Lamartine

Aupick est admis au Prytanée en 1802 et entre à Saint-Cyr en 1808. Il fait les campagnes de l’Empire, blessé grièvement à Ligny en 1813, prend part à l’expédition d’Espagne en 1823 et à celle d’Algérie en 1830, où il assiste à la prise d’Alger. Nommé lieutenant-colonel en Afrique, il remplit les fonctions de chef d’état-major à Lyon, où il rencontre le maréchal Soult et le duc d’Orléans en qui il trouve un protecteur et un ami. C’est à Lyon qu’il épouse en 1828, la veuve de François Baudelaire âgée de 35 ans, mère du poète Charles Baudelaire. Ce mariage devait amener des querelles violentes et une rupture entre le nouvel époux et son beau-fils qui considérait le second mariage de sa mère comme une trahison, et qui devait vouer à Aupick une haine qui ne désarma jamais.
Général de division en 1847, il prend le commandement de l’École polytechnique jusqu’en 1848.

Il est ensuite mis à la disposition du ministère des Affaires étrangères comme ministre plénipotentiaire à Constantinople. Il est en 1851 désigné pour l’ambassade de Londres où il ne se rend que pour y négocier sa mutation à Madrid, la même année. Il obtint à Madrid l’abrogation du décret dit de la Bandera qui rendait inaccessible à nos bâtiments tout le littoral du Nord de l’Espagne. Nommé sénateur en 1853, il vote régulièrement pour le gouvernement. D’après : “Dictionnaire de biographie française

Paris : Letouzey et Ané, 1933 ->”

Actualité durant cette période

Aupick fut, en épousant la mère du poète, le beau-père de Charles Baudelaire, qui lui voua toute sa vie une haine effroyable.
Quand éclate la révolution de 1848, le général Aupick laissa les élèves, comme ils le souhaitaient, se répartir entre les mairies de Paris pour se « jeter entre les combattants ». Resté seul à l’Ecole, il y eut un combat devant celle-ci. Aupick intervint et fut entouré d’une foule menaçante ; il ne dut son salut qu’à l’arrivée d’élèves venus à son secours

 

 


© Photos Collections École polytechnique-Palaiseau (France)