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1944-DECHARME, Pierre (Paris, 1881-1956)

X1900
Directeur général de 1944 à 1945

 

Contexte historique

1945 : Capitulation de l’Allemagne ;
Capitulation du Japon après l’envoi de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ;
Conférence de Yalta entre Churchill, Roosevelt et Staline ;
Création des Nations Unies


Decharme entre à Polytechnique en 1900, passe par l’Ecole d’application de Fontainebleau et sort dans l’artillerie. Lieutenant en 1904, inspecteur à l’Ecole de cavalerie de Saumur en 1906, capitaine en 1912, il commence la guerre, en 1914, comme commandant de batterie dans l’artillerie et est blessé grièvement, à Villers-la-Chèvre, lors de l’offensive du Luxembourg. Cité à plusieurs reprises, il est décoré pour son attitude lors de l’attaque des Eparges et dans les combats des Hauts de Meuse. Il se signale encore en 1915 dans les combats de Champagne et de la Tranchée de Calonne, puis, en 1916, pendant la bataille de Verdun où il est intoxiqué par les gaz au Cabaret-rouge et, en 1917, aux combats du Chemin des Dames et de Malmaison. En 1917, il est instructeur au centre d’organisation de l’artillerie lourde. Il est en 1919, mis à la disposition de la présidence du Conseil pour le service général d’Alsace et de Lorraine. Nommé à titre définitif en 1921, détaché au service technique de l’artillerie, il est envoyé en Grèce avec la mission militaire française et promu  lieutenant-colonel en 1925. Colonel en 1930, commandant dans l’artillerie, il est en 1936, nommé général de brigade et adjoint au général directeur de la préparation militaire supérieure de la région de Paris. A la déclaration de guerre en 1939, il est nommé général de division à titre temporaire. Fait prisonnier en 1940, promu à titre définitif, il est rapatrié pour raisons de santé en 1941.
Passé au cadre de réserve, il est rappelé à l’activité en 1944, comme commandant de l’École polytechnique. L’Ecole est alors replacée sous l’égide du commissariat à la guerre à compter du 1er septembre 1944. Un peu plus tard des arrêtés réintégraient les répétiteurs et professeurs exclus et nommaient élèves, les candidats israélites barrés par les lois raciales. Enfin l’Ecole retrouvait son drapeau dissimulé dans une cachette secrète, durant l’occupation. Decharme rentre au cadre de réserve en 1945.
D’après : “Dictionnaire de biographie française
Paris : Letouzey et Ané, 1933 ->”
et :  “Histoire et prospective de l'École polytechnique / Jean-Pierre Callot, Michel Camus, Bernard Esambert, Jacques Bouttes. – Paris ; Limoges : Charles Lavauzelle, 1993. -”

 


Actualité polytechnicienne durant cette période

Le général Decharme passe les élèves en revue dans la cour de l’École.


© Photos Collections École polytechnique-Palaiseau (France)