En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X

Arago François X1803

Physicien
(X 1803, 1786-1853)

Secrétaire du Bureau des longitudes, il est adjoint de Biot, chargé d'achever la mesure de la grande méridienne de France en 1806. Il est élu membre de l'Académie des sciences à 23 ans en 1809. Nommé professeur d'analyse et de géodésie à l'École polytechnique en 1810, il y gardera un poste jusqu'en 1830. Dès 1809 il fait partie de la Société d'Arcueil. Devenu directeur de l'Observatoire, il donne des cours d'astronomie ouverts au public. En 1830, Arago remplace Fourier comme secrétaire perpétuel de l'Académie pour les sciences mathématiques. L'optique est son domaine de prédilection : il découvre la polarisation de la lumière chromatique, propage la théorie ondulatoire de la lumière, vérifie les résultats de Fresnel. Il édifie des lois de l'électromagnétisme avec Ampère. Il s'intéresse au coefficient de la réfraction astronomique, à la polarisation du ciel, aux diamètres des planètes. Après 1830, quittant l'École polytechnique dont il avait été commandant provisoire, il entre à la Chambre comme député des Pyrénées-Orientales, et siège à l'extrême gauche. En février 1848, Arago est porté par l'acclamation populaire au Gouvernement provisoire, et chargé de diriger les ministères de la marine et de la guerre. Il fait adopter l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Député à la Constituante, il fait partie de la Commission exécutive, qui se démet en juin, et siège à la Législative. En 1852, il refuse de prêter serment à l'Empereur. Il meurt à Paris en 1853. Ses œuvres telles que : « Astronomie populaire », « Rapports et notices sur les voyages scientifiques »,... sont publiées après sa mort.