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Deux grandes passions

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“J’ai eu en outre une grande passion, presque aussi forte que pour les mathématiques, mais à laquelle je n’ai pu consacrer que peu de temps, celle de l’entomologie ; plus spécialement la collection de papillons, mais plus généralement toute la biologie.”


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Laurent Schwartz dans son appartement parisien
Reportage photographique réalisé par Philippe Lavialle en 1995
© Collections École polytechnique


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Papillon de la collection Laurent Schwartz
Laurent Schwartz a déposé ses archives à l’École polytechnique dans le cadre d'une convention, signée le 13 janvier 2002. Il a fait don également de deux boîtes de papillons.
Fonds Laurent Schwartz (1915-2002)
© Collections École polytechnique

Collectionneur passionné de papillons, Laurent Schwartz possédait une collection de plusieurs milliers d’espèces dont il a fait don à plusieurs musées. Il a aussi laissé son nom à plusieurs espèces telles que le Clanis schwartzi et le Xylophanes schwartzi.

Cette passion des papillons témoigne d’un amour de l’aventure et du voyage. Mais Laurent Schwartz a aussi comparé un autre aspect de l’activité du voyageur entomologiste à celle du mathématicien. Une volonté de classification est ainsi au cœur de la démarche de Bourbaki, ce collectif de mathématiciens français qui a fortement marqué les années 1950-1960 et a accompagné les premières recherches de Schwartz :
« On peut comparer la classification mathématique de Bourbaki à l’immense révolution introduite par Linné avec son Systema naturae en 1758 dans la classification des êtres vivants, animaux et végétaux. (…) Bourbaki est le Linné des mathématiques. »
Dans les Éléments de mathématique de Bourbaki, des structures, caractérisées par leurs axiomes, permettent de classifier les objets mathématiques : « pour définir un objet, on définit les axiomes qu’il doit vérifier, et non cet objet lui-même », écrit Schwartz. Filant la métaphore, ce dernier envisage le développement des théories mathématiques par analogie avec la génétique des populations : les théories mathématiques procèderaient plus par croisements que par lignées verticales.

Une telle évolution s’accompagne d’un important travail de dénomination auquel Laurent Schwartz attribue des enjeux de simplification et de montée en abstraction : « Naturellement, tout mathématicien doit s’habituer à manipuler un grand nombre de mots nouveaux. Une partie de son travail consiste précisément à concevoir des mots nouveaux, et des notations nouvelles là où cela s’impose ».

 

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