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Devenir mathématicien

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“Je suis mathématicien. Les mathématiques ont rempli ma vie”


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Photographie de Laurent Schwartz jeune allongé dans l’herbe un livre à la main
Photothèque - Exposition Laurent Schwartz : Papillons et documents. Du 23 juin au 14 juillet 2003

« Il y a plus de charme aux mathématiques à Autouillet qu’aux mathématiques devant mon bureau parisien. Être dérangé de mon travail par les coups de téléphone à Paris ou à Autouillet par les oiseaux n’est pas identique. Je me sens d’une solitude et d’une liberté totales, heureux au grand air, quitte à bien me couvrir et, s’il y a du vent, à lester les feuilles de papier afin qu’elles ne s’envolent pas. J’ai trouvé beaucoup de mes théorèmes les plus intéressants à Autouillet. La majeure partie de mon cours à l’École polytechnique y a été rédigé. »
(In : Un mathématicien aux prises avec le siècle de Laurent Schwartz, p. 37) Archives familiales

 


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« La Tribu » bulletin œcuménique, apériodique et bourbachique
n°4 11 décembre 1940
Archives familiales

 

Le choix de devenir mathématicien

Comme son grand oncle Jacques Hadamard, Laurent Schwartz décide de suivre des études de mathématiques malgré un goût prononcé pour les lettres anciennes et la linguistique. Il entre à l’École Normale en 1934, la même année que celle qui deviendra sa femme : Marie-Hélène Levy, seule mathématicienne de la promotion. Laurent Schwartz s’y investit dans des petits séminaires pour les élèves, au côté notamment de Gustave Choquet. C’est également à l’É.N.S. qu’il s’initie à la politique en rejoignant le parti trotskiste qu’il quittera en 1947.

 

Rencontre avec les mathématiques

Démobilisé après la débâcle de 1940, Laurent Schwartz se rend sur les conseils d’Henri Cartan à Clermont-Ferrand où l’Université de Strasbourg s’est repliée. Il y fait la rencontre du groupe Bourbaki. Selon ses propres mots, cette rencontre fut une « révélation » qui le confronta pour la première fois avec des mathématiques en train de se faire, comme les espaces vectoriels topologiques enseignés par Jean Dieudonné.

 

La clandestinité

Peu après que Laurent Schwartz ait soutenu sa thèse, l’invasion allemande de la zone libre le contraint à passer dans la clandestinité pour échapper aux rafles qui menacent les Juifs. Après maints changements d’adresses, la famille, agrandie par la naissance de Marc-André, se cache dans un village proche de Grenoble. Un certain « Laurent Sélimartin » y donne des cours et y poursuit des recherches qui aboutiront, en 1944, à une première définition des distributions.

 

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