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X

FOCH Ferdinand (X1871)

Généralissime des forces de l'Entente

 

Né le 2 octobre 1851 à Tarbes (Hautes-Pyrénées)
Décédé le 20 mars 1929 à Paris

 

Promotion X1871
Grade le plus élevé atteint au cours de la carrière : maréchal de France

Fils du secrétaire général de la préfecture des Hautes-Pyrénées, Ferdinand Foch naît à Tarbes, le 2 octobre 1851. Il suit une scolarité au lycée remarquée de Tarbes [1], puis de Rodez [2]. Au déclenchement de la guerre franco-prussienne en 1870, alors qu’il prépare le concours d’entrée à l’X à Metz, ce dernier s’engage comme simple soldat au sein du 4e régiment d’artillerie. En mars 1871, n’ayant pas encore eu le temps de combattre, il subit la défaite de l’armée française et est libéré de ses fonctions militaires. La même année, il tente et réussit le concours d’entrée à l’École polytechnique à Nancy. 47e sur 144 élèves au moment de son passage dans la 1ère division, l’élève suit ensuite les cours comme externe durant premier semestre 1872-73. A la sortie, il opte pour l’Artillerie et entre à l’École d’Application de Fontainebleau pour une année de formation supplémentaire.
Le 15 octobre 1874, il en termine et est affecté au 24e régiment d’Artillerie avec le grade de sous-lieutenant puis de lieutenant, après sa promotion le 1er octobre de l’année suivante. Le 21 janvier 1876, il est transféré brièvement au 31e régiment d’Artillerie mais, dès le 16 mars, il est de retour au 24e RA. Le 30 mars 1878, il rejoint l’état-major du 10e régiment d’Infanterie où il suit notamment des cours d’équitation et passe capitaine le 30 septembre. Un an plus tard, le 24 décembre 1879, il change à nouveau d’unité et devient adjoint au chef de service du personnel et du dépôt central au 35e régiment d’Artillerie. Il y reste deux ans et demi avant d’être réaffecté au 25e puis au 22e RA [3]. Le 30 décembre 1884, il est rattaché au 9e régiment d’Artillerie mais en est détaché à Fontainebleau.

 

Un officier brillant

Le 17 octobre 1885, il est officiellement rattaché à l’État-major de l’Artillerie. Il suit alors les cours de l’École Supérieure de Guerre d’où il sort breveté d’état-major le 31 décembre 1887. Lors de son passage, il se faire remarquer pour ses aptitudes à commander, non seulement dans l’artillerie, mais également dans l’infanterie et la cavalerie. A sa demande, Foch rejoint ensuite l’état major du 16e corps d’armée de Montpellier en qualité de stagiaire. Un an plus tard, il est classé hors cadre et affecté à l’état-major de la 31e division d’infanterie. Le 5 août 1890, il est une nouvelle fois transféré et rejoint cette fois le 3e bureau de l’état-major de l’armée où il passe chef d’escadron le 27 février 1891. Dès l’année suivante, le 18 février 1892, il est à nouveau renvoyé vers un régiment : le 13e d’Artillerie. Le 9 juillet 1892, ses aptitudes et qualités sont une première fois reconnues lorsqu’il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.

En 1895, il devient professeur-adjoint puis titulaire du cours de tactique générale [4] à l’École Supérieure de Guerre. Le 10 juillet 1898, il est promu lieutenant-colonel. Il quitte l’école en 1901 pour rejoindre le 29e régiment d’Artillerie de campagne de Laon. Deux ans plus tard, promu colonel [5], il reçoit le commandement du 35e régiment d’Artillerie de Vannes. Quelques mois plus tard, le général Millet le fait appeler à ses côtés afin de devenir le chef de l’état-major du 5e corps d’armée à Orléans. Le 23 août 1907, Foch devient également membre du Comité Technique de l’Artillerie.
Peu après, il est toutefois de retour à l’École Supérieure de Guerre. En effet, Foch a été nommé général de Brigade le 20 juin 1907, ce qui lui permet d’en devenir le directeur au mois d’octobre de l’année suivante. Outre ses travaux à l’école, le général remplit d’autres missions. Ainsi, il est par exemple également désigné pour être le chef de la mission militaire française aux manœuvres impériales russes en août 1910. Il conserve son poste de directeur de l’ESG jusqu’au mois d’août 1911, après quoi on lui donne le commandement de la 13e division d’infanterie. Il y est promu général de division le 21 septembre. Un an et demi plus tard, le 17 décembre 1912, il est promu à la tête du 8e corps d’armée. Le 31 décembre 1913 il accède au grade de Commandeur [6] de la Légion d’Honneur. Il est alors à la tête du 20e Corps d’Armée à Nancy depuis le 11 août.

 

Un tacticien d’exception dans la Grande Guerre

Au début de la guerre, le général Foch commande toujours le 20e corps d’armée. Il mène son premier combat du côté de Morhange. Toutefois, dès le 29 août, il se retrouve à la tête de la IXe armée qui combat alors au centre, du côté des marais de Saint-Gond. C’est à sa tête qu’il contribue grandement à la victoire de la Marne, en contenant une partie des troupes allemandes en route vers Paris. Le 18 septembre 1914 il est fait Grand Officier de la Légion d’Honneur. Sa citation résume alors son début de guerre. « A contenu pendant plusieurs jours les attaques violentes dirigées sur notre centre, a finalement rejeté l’ennemi vers le Nord par une vigoureuse offensive faisant preuve de sang-froid et d’une habileté manœuvrière remarquables servis par une énergie et une ténacité à toute épreuve. »
A l’automne 1914, après s’être fait remarquer par ses qualités au cours des premières semaines de la guerre, il est nommé adjoint au commandant en chef des armées françaises, le général Joffre. Il stoppe alors l’invasion allemande lors de la «course à la mer » et de la bataille d’Ypres. En 1915, c’est lui qui dirige les offensives d’Artois à la tête du groupe d’armées du Nord. Le 8 octobre 1915, il est élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’Honneur. Il est alors général de Division, commandant un groupe d’armées. Le 30 septembre 1916, atteint par la limite d’âge, le général est maintenu en activité avec effet permanent. Le 21 décembre 1916, il est décoré de la Médaille Militaire. Sa citation revient sur ses principaux faits d’armes. « Tacticien hors ligne et chef accompli, il a rendu au pays les plus éminents services aussi bien comme commandant des troupes de couverture devant Nancy que comme chef d’armée pendant la bataille de la Marne ; a réussi, par sa ténacité inflexible, son énergie indomptable et ses remarquables aptitudes manœuvrières, à mettre en échec le plan de l’adversaire et a brisé ses efforts sur l’Yser. A, depuis, assuré par l’heureuse direction qu’il a su leur imprimer, le succès des opérations qu’il a conduites comme commandant de groupe d’armées. »

En 1916, il dirige la bataille de la Somme. En 1917, il est nommé chef de l’État-major Général de l’Armée. Il est alors envoyé en Italie au lendemain du désastre de Caporetto et rétablit le front sur la Piave. A son retour, il est nommé président du Conseil supérieur de Guerre interallié. En mars 1918, alors que la nécessité d’un commandement unique s’impose suite aux dernières percées des Allemands, le général Foch est nommé Commandant en chef des Armées Alliées. Sa première mission est d’endiguer la progression des troupes impériales, ce qu’il réussit au cours de la seconde bataille de la Marne. Par la suite il planifie diverses opérations qui conduisent les troupes de l’Entente à la Victoire. Dès le 7 août 1918, il est élevé à la dignité suprême de Maréchal de France. Le 11 novembre 1918, c’est lui qui signe l’Armistice qui met un terme à quatre années de combats acharnés.

 

Un grand chef reconnu

Au lendemain de la guerre, de multiples hommages sont rendus à Ferdinand Foch. En 1918, il entre à l’Académie des Sciences [7] et à l’Académie française. Par ailleurs, il est également nommé Field Marshal d’Angleterre [8] et Maréchal de Pologne [9]. A côté de cela, il faut aussi ajouter de nombreuses décorations et titres honorifiques français comme étrangers.
Le 20 mars 1929, le maréchal Foch décède à Paris. Six jours plus tard, il bénéficie d’obsèques nationales aux Invalides, où il repose depuis le 20 mars 1937 en compagnie des grands militaires qui ont servi la France. Peu après est créée la Société des Amis du Maréchal Foch [10] dans le but de perpétuer sa mémoire. Plusieurs statues et monuments l’honorent à travers toute l’Europe.

 


Sources et bibliographie

• Archives de l’École polytechnique, Dossier VI2A2 (1871).
• Dossier personnel de bénéficiaire de la Légion d’Honneur en ligne dans la base Leonore, cote LH/988/37.
• FOCH Ferdinand, La conduite de la guerre, 1904.
• FOCH Ferdinand, Les principes de la guerre, 1903.
• FOCH Ferdinand, Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre 1914-1918, 1931.
Livre d’or de la Sabretache 1914-1918.
• PORTE Rémy, Ferdinand Foch - Vouloir c'est pouvoir, 2009.
X information, 25 mars, 25 avril et 25 mai 1929.
 


Notes

[1] En 1862 il y est 2e accessit de récitation classique, 4e de latin, d’histoire-géographie et d’instruction religieuse.
[2] En 1865, au cours de son année de 3e, il obtient le 2e prix d’excellence, le 2e prix de mathématiques et d’histoire-géographie, le 1er accessit de récitation classique, le 2e de version latine et d’instruction religieuse et le 3e de latin. en 1865.
[3] Il est affecté au 25e RA le 8 juin 1882 et au 22e RA le 19 mai de l’année suivante.
[4] Par la suite il y enseigne également l’histoire militaire et la stratégie.
[5] Le 13 juillet 1903.
[6] Il a auparavant été promu Officier le 11 juillet 1908.
[7] Son élection au titre de « membre libre » a d’ailleurs lieu le 11 novembre 1918 à 11 heures.
[8] Le 19 juillet 1919.
[9] Le 13 avril 1923.
[10] En 1954 elle devient la Société des Amis et du Souvenir du Maréchal Foch.