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Jomard, "Égyptien" jusqu'au bout

<--- Jomard à Lozère, hameau de Palaiseau   Palaiseau au temps de Jomard --->

Lorsqu’il revient d’Égypte, en décembre 1801, Jomard n’a que vingt-cinq ans ; devant lui s’ouvre une longue existence. Celle-ci est occupée d’abord par la Description de l’Égypte, de 1803 à 1830.

Cela ne l’empêche pas de participer très activement, après la fin de l’Empire, aux travaux de plusieurs sociétés savantes et à ceux de l’Académie des inscriptions et belles-lettres où il entre en 1818. Dans toutes ces activités, l’Égypte reste présente ; il fonde l’École égyptienne de Paris en 1826 et se fait l’ardent défenseur de l’amitié franco-égyptienne.


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Portrait de Jomard agé
In : Edme Jomard « Égyptien » / par Éd. Driault et Ém. Houth
Le Caire : Imprimerie de l’Institut français d’archéologie orientale, 1933
(Bulletin de l’Institut d’Égypte, tome XV, session 1932-1933).
X3B 271
Collections EP.

Il soutient de tout son crédit, à partir de 1855, le projet de canal réunissant la Méditerranée à la mer Rouge, voulu par Bonaparte et dont Ferdinand de Lesseps s’est fait le champion ; en 1858, il est élu président honoraire de la Compagnie universelle du canal de Suez.

En France même, il est l’animateur et l’âme du groupe de ceux, survivants de l’expédition de Bonaparte, qu’on nomme maintenant les « Égyptiens ». Ceux-ci se réunissent chaque année, dans la semaine anniversaire de la victoire d’Héliopolis. Pour la dernière fois, le 31 mars 1862, Jomard préside le « banquet de l’expédition d’Égypte ».

Jomard n’a jamais quitté l’Égypte, par la pensée tout au moins. Ce pays, où il n’est jamais revenu, n’a, paradoxalement, plus cessé de hanter son esprit jusqu’à son dernier jour.

 

<--- Jomard à Lozère, hameau de Palaiseau   Palaiseau au temps de Jomard --->