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Lequier Jules X1834

Philosophe
(X 1834, 1814-1862)

Jules Lequier prépare son entrée à l’Ecole polytechnique au Collège Stanislas et dans l’institution  Laville, après une enfance passée entre Saint-Brieuc et Plerin (Côtes d’Armor). C’est à Polytechnique qu’il se lie d’amitié avec Charles Renouvier (X1834) et qu’il approfondit ses lectures, réflexions et discussions philosophiques. Sorti dans le corps de l’État-Major, il en démissionne définitivement en 1839 et retourne alors à Plerin mais à cours de source de revenus revient à Paris – où il retrouve Renouvier – et enseigne dans une École destinée aux jeunes egyptiens envoyés à Paris (1843-1848). En 1848, Lequier se présente à Saint-Brieuc aux élections des 23-24 avril 1848. Malgré l’appui de Jules Barthélémy-Saint-Hilaire, son ancien enseignant de composition française à Polytechnique, Lequier n’arrive pas à se faire inscrire sur la liste des républicains et n’est pas élu. En 1851, il passe dans la clinique du docteur Blanche à Paris. Après un bref temps d’enseignement au collège privé Saint-François-Xavier de Besançon (1853-1855), il retourne définitivement à Plérin, ruiné, et disparaît en nageant dans la baie de Saint-Brieuc le 11 février 1862. La diffusion de son œuvre est en premier lieu l’œuvre de son ami, disciple et camarade de promotion Renouvier sous le titre  La Recherche d’une vérité première. Fragments posthumes (1865). Presque un siècle plus tard c’est Jean Grenier qui publie les Œuvres complètes (1952). La pensée de Lequier nous est donc parvenue sous forme de fragments ; elle est marquée par une réflexion tragique sur la liberté de l’individu, considérée comme première vérité, que l’on retrouve dans sa formule «[…] Faire, non pas devenir mais faire, et en faisant se faire». Lequier écrivait dans sa profession de foi en 1848 : «Liberté de presse, liberté d’association, liberté d’enseignement, liberté religieuse. La liberté est la source commune du droit et du devoir». Pour en savoir plus.