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Les académiciens du Roi

<---Astrologues, algébristes et ingénieurs   Du mathématicien académicien au professeur--->

Le groupe de Mersenne préfigure les académies des sciences des grandes capitales européennes. Fondée en 1666, l’académie royale de Paris accorde des salaires permettant à ses pensionnaires de faire profession de leur activité scientifique mais est aussi étroitement liée au pouvoir monarchique.

L'instauration d’un système de mise à prix des problèmes scientifiques participe notamment d’un plan de développement et contrôle de la vie intellectuelle. Certains de ces concours visent à orienter les travaux mathématiques vers des enjeux de bien public tel que l’optimisation des réseaux de canaux entre différentes villes. La capacité de l’analyse mathématique à y répondre amène cette dernière à jouer une importance croissante à l’interface avec l’astronomie, la mécanique, l’optique, la navigation ou encore la théorie des assurances. Parmi les problèmes mis à prix, certains présentent aussi un caractère théorique et portent des enjeux de prestige pour les monarques européens qui se veulent les plus grands rois d’Europe en se disputant les plus grand mathématiciens d’Europe tels qu’Euler, d’Alembert ou Lagrange.

 

Euler, Leonhard
(1707-1783)
A3a 22
Lagrange, Joseph-Louis
(1736-1813)
PHX500580
D’Alembert, Jean Le Rond
(1717-1738)
X3b 516

C’est avant tout la notion de fonction qui permet d’allier recherches théoriques et utilité pratique. Ce concept est au centre des principales évolutions scientifiques de l’époque : la théorie de Newton en démontre l’extraordinaire efficacité pour décrire et prédire le mouvement des corps célestes comme celui des projectiles terrestres.  Mais la définition précise du concept de fonction nécessite de reposer le problème antique de l’articulation entre discret et continu : des travaux comme ceux d’Huygens, L’Hospital ou Leibniz amènent à réinterpréter la méthode d’Archimède en concevant les notions fondamentales de longueur et d’aire comme engendrées par une infinité de nombres « infiniment petits ». Ce problème est au cœur du développement du calcul infinitésimal et de l’introduction de nouveau concepts fondamentaux comme ceux de convergence, limite ou dérivée.

 

Newton, Isaac (1642-1727)
A1b 94
La méthode des fluxions
et des suites infinies par Newton
1740
A3A 10

 

 

Huygens Christiaan (1629-1695)
A1b 87

 

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