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Les mathématiques dans la bibliothèque de l’École centrale des travaux publics en 1794

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Illustrer l’histoire des Mathématiques à partir des collections patrimoniales de L’École polytechnique permet de témoigner du rôle essentiel de la culture classique à l’époque de la création du fonds documentaire de Polytechnique, mettant l’accent sur la place des mathématiques grecques.
Focaliser l’exposition sur les livres anciens permet de suivre certains enjeux mathématiques sur le temps long, notamment les problèmes liés de la mesure des grandeurs, de la tension discret/continu et du concept de nombre. Les questions qui y sont abordés sont amplement documentées par les ouvrages anciens et permettent de ne pas nous limiter de manière un peu artificielle aux ouvrages strictement mathématiques mais de solliciter au contraire les corpus de philosophie, de dramaturgie, d’histoire ancienne etc.
S’appuyer sur les fonds anciens de la bibliothèque de Polytechnique est aussi l’occasion de rappeler le contexte agité de sa création. En 1793, la guerre qui oppose la France révolutionnaire à l’Europe coalisée a complètement désorganisé les Établissements d’instruction et d’enseignement. Un décret du 11 mars 1794 crée l’École centrale des travaux publics qui devient l’École polytechnique en 1795.

 

Le but de cette École est de former des ingénieurs de tous genres. Le contenu du premier plan d’instruction est élaboré par Monge autour de deux axes : les mathématiques et la physique mais la bibliothèque sera encyclopédique, créée comme support d’enseignement lors de la mise en place des cours.
Emanation de la Révolution, cette école révolutionnaire, créée dans l’urgence est sans ressources. Elle utilise logiquement les dépôts révolutionnaires pour créer ses propres collections. Elle y puisera aussi sa collection d’objets scientifiques pour les travaux pratiques et une collection de dessins de maître pour le dessin d’imitation.

L’École bénéficiera des trois « vagues » de confiscations :
-1789, biens du clergé mis à la disposition de la Nation
-1791, confiscation des biens des émigrés, des déportés et des condamnés à mort
-1793, fonds provenant de la suppression des institutions royales : universités, sociétés littéraires, académies…

 

Le premier fonds est constitué en 1794 d’environ 500 volumes provenant de l’Ecole du génie de Mézières, transférée à Metz en 1794 avant de fusionner en 1807 avec l’Ecole d’artillerie de Châlons. De 1795 à 1802 près de 10 000 volumes dont de nombreux livres richement reliés et armoriés sont sélectionnés dans les dépôts littéraires de Paris.

Recueil de documents relatifs aux origines de la bibliothèque de l’École polytechnique réunis par Albert de Rochas
1890
Y1 83

Ces dépôts renferment 1 800 000 volumes provenant de 1 100 bibliothèques différentes dont les collections furent confisquées par le gouvernement révolutionnaire.

Le premier bibliothécaire est un physicien Pierre Jacotot (1755-1821)

secondé par François Peyrard, professeur de mathématiques (1760-1822)

Recueil de documents relatifs aux origines de la bibliothèque de l’École polytechnique réunis par Albert de Rochas
1890
Y1 83

 

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