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Les polytechniciens et les sciences médicales (1794-1941)

Par Romain Lucken et Ruben Zakine (X2012)

"Pour la patrie, les sciences et la gloire", telle est la devise de l’École polytechnique. Si nous nous intéressons au mot "sciences" et aux réalités que celles-ci recouvrent, nous remarquons immédiatement que toutes les sciences n’ont pas eu les mêmes résonances dans la communauté polytechnicienne.

Il en est une qui a attiré notre attention car elle a joué un rôle majeur dans l’évolution de la société au XIXème siècle : il s’agit de la médecine, et plus généralement, de ce qui s’apparente aux sciences médicales. Comment certains Polytechniciens ont-ils pris part à l’évolution des sciences médicales au XIXeme siècle ?

C’est à cette question que nous avons tenté de répondre en nous restreignant à une période allant de la création de l’École polytechnique en 1794 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale (1941), en nous appuyant sur les archives historiques de la bibliothèque centrale de l’École polytechnique.

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Une version courte de cet article a été publiée dans la Jaune et la Rouge en 2015 : Romain Lucken et Ruben Zakin, "Les X et la médecine, une histoire de physique", La jaune et la rouge, 707 (2015), p. 34-36.


Quelques compléments à cet article au sein des collections patrimoniales de l'Ecole :

 

 

Ci-dessus :  l’aiguille creuse inventée par Pravaz  afin de mesurer précisément la quantité de liquide injecté par voie hypodermique. Ce système est resté connu sous le nom de « seringue de Pravaz » pour le traitement de la scoliose.
 

 

  •  Jean Léonard Marie Poiseuille (X 1815 ; 1797-1869) :  la fiche matricule de cet élève licencié lors de la Restauration de 1816 et  deux notices sur ses travaux sur les écoulements de fluides visqueux appliqués à l'écoulement du sang.

 

 

Ci-dessus : reptiles, poissons, crustacés, mollusques antédiluviens et poisssons sauroïdes issus  des Lettres sur les révolutions du globe d'Alexandre Bertrand (Paris, Tessier 1845)

 

  • Charles Marie Gariel  (X 1861 ; 1841-1924) : consuter la fiche matricule de cet ingénieur des ponts et chaussées qui, après une thèse de médecine et des recherches de physique biologique et médical devient professeur de physique à l'École des ponts et chaussées  et à la Faculté de médecine puis Directeur des études de l'École supérieure de physique chimie industrielle.

On peut le voir dessiné à cheval sur une bannière réalisée pour le premier bal du Point gamma en 1862 et lire la biographie que lui a consacré la revue  La chronique médicale en 1897.

Ci-dessus : gravure d’une expérience sur la poussée d’Archimède publiée dans la Physique Médicale de Gariel (ouvrage numérisé disponible sur Gallica).

 

  • Louis Dominique Jules Gavarret  (X 1829 ; 1809-1890) : la fiche matricule de ce sous-lieutenant d'artillerie qui, après une thèse et des recherches sur l'hématologie puis l'audition, devient professeur de physique médicale à la Faculté de médecine de Paris (1843) puis président de l'Académie de médecine (1882).

Ci-dessous : figures extraites  de l'ouvrage sur les Phénomènes physiques de la phonation et de l'audition, publié par Gavarret en 1877 et dont une version numérisée peut être consultée en ligne sur Gallica.

Appareil de mesure de la fréquence sonore (noir de fumée sur cylindre en rotation)

Onde sonore dans un tube ouvert et dans un tube ouvert

Expérience de la flamme manométrique qui permet de visualiser la période d’une vibration

Osselets

Appareil auditif terminal, vu par sa face supérieure

 

Les deux premiers volumes du livre du centenaire sont numérisés et consultables en ligne sur GallicaTome I : l'École et la science. Tome II : services militaires.