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L'international

<--- Hadamard, professeur à l'École polytechnique   Le mathématicien et le monde --->

 


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Portrait de J. Hadamard, professeur d'analyse à l'E.P.
Paris : Studio Harcourt,[1950-1960]
Photogr. n. et b.
Don de sa fille Madame Picard, 25 mai 1965
PHX 504425

Hadamard est une grande figure de l’internationalisme scientifique.
Au tournant du XIXe siècle, il a activement participé aux nouvelles institutions mises en place par les congrès internationaux de mathématiciens, comme la Commission internationale pour l'enseignement des mathématiques ou la Commission internationale pour l'unification des notations vectorielles. Tandis que les tentatives de constitutions de langages universels comme l’esperanto ont échoué, des scientifiques comme Hadamard sont parvenus à normaliser les  notations et vocabulaires d’un nouveau langage universel : l'algèbre linéaire.
Après que les idéaux d’internationalisme aient été mis à mal par la Première guerre mondiale, les scientifiques américains en appelaient toujours à Hadamard pour tenter d’assouplir le boycott que les autorités françaises maintenaient vis-à-vis des savants issus des anciens pays ennemis. Ce dernier ouvrait résolument son séminaire vers l’international et y multipliait les invités étrangers. S'y sont notamment succédés Volterra, Levi-Civitta, Hardy, Landau, Birkhoff, Bernstein, Luzin, Razmazde, P'olya, Nevanlinna, Ahlfors, Kurepa, Eilenberg, Siegel, etc.


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Chanson des ombres
M’sieur Hadamard au commencement d’l’année…
X2B 31/1925

Hadamard a été l’un des rares savants français à enseigner aux Etats-Unis dès le début du XXe siècle, notamment à Columbia, université qui l'a plus tard accueilli durant la Seconde guerre mondiale.  Il a participé ainsi au développement de la communauté américaine de recherche mathématique. Grand voyageur, Hadamard a enseigné dans des universités du monde entier, de Rio de Janeiro à Pékin. Dans les années 1930, il a fait partie des rares savants étrangers invités en URSS.
En 1950, la communauté mathématique internationale a choisi Hadamard pour présider le premier congrès des mathématiciens d'après-guerre, témoin de la monté en puissance d’une nouvelle génération de mathématiciens, parmi lesquels Laurent Schwartz qui y a reçu la médaille Fields.

 

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