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Mathématiciens des origines : scribes et écoliers

<--- Les mathématiques dans la bibliothèque de l’École centrale des travaux publics en 1794   Des mathématiciens mytiques --->

 

Les origines des mathématiques se confondent avec celles de l’écriture et donc de l’Histoire elle-même. Mathématiques et écriture entretiennent en effet une relation symbiotique : pour qu'une société développe une mathématique qui aille au-delà du simple calcul, un support écrit est nécessaire. L'inverse aussi est vrai : l’apparition de l’écriture en Égypte et Mésopotamie est lié au besoin de mesurer et répartir la puissance de ces grands empires centralisés.

Panthéon égyptien
par J.-F. Champollion
1823-1825
M7 18

Tablettes d’argile et papyrus témoignent de l’apparition au IVe millénaire avant notre ère de groupes d’experts chargés d’écrire et de calculer. Ce sont les mathématiciens de l’époque : ils conçoivent des algorithmes complexes permettant de résoudre des équations du second degré ou de calculer des volumes.

Les Babyloniens utilisent des tables d’argile pour réaliser les opérations arithmétiques.  La plupart des tablettes retrouvées par les archéologues étaient à vocation pédagogique : les scribes étaient formés dans des écoles où les mathématiques étaient enseignées dès le plus jeune âge et considérées comme l’un des sujets les plus difficiles. L’un de ces écoliers témoigne ainsi : « ma connaissance de l’art de l’écriture ne disparaîtra pas, désormais je peux m’appliquer aux tablettes, aux multiplications et aux bilans. (...) On doit se réjouir de la compagnie des camarades) ! »

Panthéon égyptien
par J.-F. Champollion
1823-1825
M7 18

La construction de tables mathématiques est une tradition qui parcourt toute l’histoire de l’humanité comme en témoignent encore de nos jours  l’expression « table de multiplication » ou notre usage de la base 60 pour la mesure du temps (minutes, secondes) et des angles (degrés) malgré la vocation universelle de la base 10 liée au système métrique : les Babyloniens réalisaient tous leurs calculs dans cette base très utile pour les calculs car 60 a beaucoup de petits diviseurs ;   les héritages de leurs travaux astronomiques ont porté cette tradition jusqu’à nous"

Garcaeus, Johannes (1530-1574)
Astrologiae methodus in qua...
[1576]
B1 31

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