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NOLLET Edouard (X1882)

Né le 28 janvier 1865 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Décédé le 28 janvier 1941 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

 

Promotion X1882
Grade le plus élevé atteint au cours de la carrière : général de division (artillerie)

Fils d’un lieutenant-colonel d’infanterie, Charles Nollet voit le jour à Marseille le 28 janvier 1865. En 1882 il réussit le concours d’entrée à l’École polytechnique à l’âge de 17 ans. Il y suit une scolarité honorable et se classe 59e des 243 élèves de sa promotion en 1884. Il opte alors pour l’Artillerie et entre à l’École d’Application avec le grade de sous-lieutenant. A sa sortie deux ans plus tard, il promu lieutenant et affecté au 13e régiment d’artillerie. Il y reste deux ans avant de passer au 4e bataillon d’artillerie de forteresse, le 1er février 1889, où il est promu capitaine le 9 avril 1892. A la fin de l’année il est cependant transféré au 22e régiment d’artillerie et se voit nommé membre de la commission centrale des poudres. Avec celle-ci il contribue notamment au développement de l’artillerie de campagne.
En 1896, il est admis à suivre les cours de l’École Supérieure de Guerre. Deux ans plus tard, le 31 octobre 1898, il en sort 9e de sa promotion avec la mention « très bien ». Au début de l’année suivante, il est envoyé comme stagiaire à l’état-major de l’armée. Il le quitte le 12 février 1909 pour rejoindre le 9e régiment d’artillerie. A l’été 1902 il fait son retour à l’École Supérieure de Guerre où il devient professeur adjoint du cours d’histoire militaire, de stratégie et de tactique générale. Il conserve ce poste jusqu’au 23 septembre 1904 [1]. Le 29 décembre il est également fait Chevalier de la Légion d’Honneur. Le 28 mars 1905 il est transféré au 3e bureau de l’état-major particulier du ministère de la Guerre. Il y est promu lieutenant-colonel le 25 décembre 1908.
Trois ans plus tard, le 26 septembre 1911, il prend le commandement du 60e régiment d’artillerie de Troyes. Il est alors également nommé Président de la commission d’études pratiques du tir et Directeur du cours pratique du tir de campagne. A la fin de l’année, le 25 décembre, il est promu colonel. Au cours de cette période, il est amené à effectuer diverses missions, comme par exemple en Russie à la fin de l’été 1912.
Le 22 janvier 1914, il change à nouveau d’affectation et est cette fois nommé commandant militaire du Palais du Sénat. Le 11 juillet, à la veille de la guerre, il est promu Officier de la Légion d’Honneur.

 

La Grande Guerre

A la mobilisation, le colonel Nollet quitte le Sénat pour commander l’artillerie du 2e groupement de divisions de réserve en Lorraine, dans les environs de Nancy. Il n’y reste cependant que quelques semaines car, dès le 9 septembre 1914, il est placé à la tête de l’artillerie du 13e corps d’armée. Il y est élevé au grade de général de brigade le 18 décembre. Avec cette unité, il participe notamment aux combats dans l’Aisne et en Picardie. Le 16 janvier 1915 on lui confie le commandement de la 48e brigade d’infanterie avec laquelle, il participe aux intenses batailles qui ont lieu en Meuse au cours du printemps suivant.
En juin 1915 il reçoit encore des responsabilités supplémentaires. C’est cette fois une division qu’il a en charge : la 129e DI nouvellement créée. Il a la lourde charge de la mettre en ordre de bataille au plus vite. Dès la fin du mois suivant elle est en effet engagée en Alsace, où elle prend part à la bataille du Linge. Quelques mois plus tard, au début de l’automne, elle se retrouve une nouvelle fois au cœur de la mêlée, cette fois en Champagne. A la fin de l’année, il fait son retour en Alsace et dans les Vosges et prend la tête de la 66e division d’infanterie.
Le 11 mai 1916, veille de sa promotion au grade de général de division à titre temporaire, il change une fois de plus d’affectation, cette fois pour prendre la tête du « groupement Nollet » puis du 12e corps d’armée dans l’enfer de Verdun puis dans l’Aisne. A partir du 25 octobre il n’a cependant plus de commandement et remplit les fonctions d’inspecteur des munitions d’infanterie et d’artillerie dans la zone des armée. Cela est toutefois de courte durée car il demande à retourner au front et est nommé à la tête du 36e corps d’armée dès le 4 mars 1917. Confirmé dans son grade de général de division le 18 mai suivant, il se retrouve notamment sur les champs de bataille de Flandres et du Nord de la France. Ce n’est que le 11 février 1919 qu’il quitte cette dernière unité.

 

De l'armée à la politique

Le 21 mars 1919, Nollet reçoit le commandement du 1er corps d’armée qui redevient peu après la 1ère région militaire. Dans les faits, il y reste toutefois moins de cinq mois car, dès le 1er juillet suivant, le gouvernement lui confie le poste de Président de la commission militaire interalliée de contrôle pour l’application des clauses du traité de Versailles à Berlin. Le 8 juillet 1921 il est promu Grand-Officier [2] de la Légion d’Honneur. Sa distinction lui est alors remise par l’ambassadeur de la République française en Allemagne.
Le 14 juin 1924 il fait son entrée dans la politique en devenant ministre de la Guerre dans le gouvernement Herriot. Il conserve ce poste jusqu’au 16 avril 1925. Le 22 décembre suivant il est élevé à la dignité de Grand’Croix de la Légion d’Honneur. Le 11 juillet 1928 il est également décoré de la Médaille Militaire.

Le général Nollet quitte ses fonctions dans l’armée d’active le 28 janvier 1930 et est alors placé dans la 2e section des officiers généraux. En 1934, il devient Président de la Société des amis de l'École polytechnique. Le 8 janvier de la même année il est également nommé Grand Chancelier de la Légion d’Honneur en succession au général Dubail [3]. Nollet conserve cette fonction jusqu’à l’intronisation du général Brécard, le 12 novembre 1940. Il décède finalement le 28 janvier suivant à Clermont-Ferrand, le jour de son 76e anniversaire.

 


Sources et bibliographie

• Dossier personnel de bénéficiaire de la Légion d’Honneur en ligne dans la base Leonore, cote C/0/31.
• Service Historique de la Défense, Dossier individuel.
X information, 25 janvier 1934
 


Notes

[1] Au cours de son passage dans l’enseignement il est promu chef d’escadron le 9 avril 1903.
[2] Il a entre temps été promu Commandeur le 6 juillet 1919.
[3] Ce dernier est en effet décédé au début de l’année 1934. Lors de la campagne de Nollet dans la Vosges avec la 129e DI, il était son supérieur hiérarchique.