En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X

Une école républicaine

 

<- Le second empire : une période de calme et de travail Une école tournée vers l'avenir ->

Le Second Empire, qui a vu le développement économique et technique de la France, s'effondre dans le drame de la défaite de 1870, suivie par la répression sanglante de la Commune de Paris en 1871. Les élèves sont alors absents de Paris, l'École ayant été repliée à Bordeaux puis à Tours devant l'avance allemande. La paix étant définitivement revenue, l'École va participer activement à l'effort de redressement national.
L'armée renforce sa position d'employeur principal des polytechniciens, mais les sciences ne sont pas abandonnées : la même promotion, 1873, compte dans ses rangs Fayolle, qui sera maréchal de France et Henri Poincaré, l'un des plus illustres mathématiciens de tous les temps. On retrouve des polytechniciens dans toutes les activités du pays : développement des chemins de fer, création d'industries nouvelles, modernisation des villes, conquête et organisation d'un vaste empire colonial...

La guerre de 1914 va très profondement marquer l'École, comme le reste du pays. Pendant la durée des hostilités, les élèves sont mobilisés et l'École est transformée en hôpital. L'École peut s'enorgueillir d'avoir formé les quatre maréchaux de France, Foch, Joffre, Fayolle et Maunoury qui ont conduit à la victoire finale. Mais plus de neuf cents élèves, toutes promotions confondues, ont été tués pendant les combats.

La saignée fut aussi dramatique dans les autres grandes écoles et parmi les étudiants de l'université. On peut penser que cette hécatombe de jeunes talents plein d'avenir a privé durablement le pays d'une partie de ses forces vives, qui feront défaut dans la crise économique des années 1930 et dans la défense du territoire en 1940.

Après l'armistice de juin 1940, l'École se replie à Lyon, en zone libre, et elle redevient civile, du moins en apparence; le Grand Uniforme et les parades militaires sont ainsi maintenus dans l'enceinte de l'École. Les courants et conflits d'opinion qui déchirent le pays ne l'épargnent pas, mais elle continue à payer un lourd tribut, dans les combats, dans la Résistance ou dans les camps nazis. Plus de quatre cents polytechniciens sont morts pour la France pendant la seconde guerre mondiale, comme Honoré d'Estienne d'Orves et Max Barel, fusillés, ou le général Verneau, mort en déportation.

 

<- Le second empire : une période de calme et de travail Une école tournée vers l'avenir ->