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PlasmaMedX : les plasmas froids pour la médecine de demain

Porté par Antoine Rousseau, Directeur de recherche CNRS et membre du Laboratoire de Physique des Plasmas de l’X, le projet PlasmaMedX vise à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques grâce aux plasmas froids.

La médecine plasma est un nouveau champ de recherche pluridisciplinaire en pleine expansion. Des études réalisées ces dix dernières années ont mis en évidence tout le potentiel que représente l’utilisation des plasmas froids, notamment en montrant que des plaies, des ulcères ou des escarres peuvent être guéris grâce à leur utilisation, là où des traitements conventionnels ont échoué. En effet, en générant des espèces réactives de l’oxygène et de l’azote, les plasmas froids ont une capacité bactéricide et stimulent la régénération cutanée.

Soutenu dans le cadre de la deuxième Campagne de levée de fonds*, le projet PlasmaMedX s’inscrit dans ce nouveau champ de recherche très novateur et propose d’élaborer de nouvelles thérapies pour répondre aux grands enjeux de santé publique. Hébergé par le Laboratoire de Physique des Plasmas de l’École polytechnique, ce projet fait appel aux compétences de physiciens des plasmas, de biologistes mais également de médecins qui travaillent à la fois sur les aspects cliniques et sur des questions plus fondamentales. Alors que les applications de la médecine plasma sont multiples (dermatologie, hématologie, chirurgie dentaire, traitement de certaines tumeurs), l’équipe d’Antoine Rousseau mène ses recherches selon deux grands axes.

Un axe dermatologie 

Le projet PlasmaMedX vise à tester in et ex vivo les effets des plasmas froids sur la réparation des tissus derme et épiderme afin de permettre une cicatrisation et une désinfection des plaies, une amélioration de la réparation tissulaire ou encore une reconstruction de la peau après des brûlures sévères. À moyen terme, ces recherches qui portent déjà leurs fruits pourront être étendues à d’autres champs applicatifs comme la cosmétologie (taches cutanées, acné, rides…). « En collaboration avec l’hôpital d’instruction des armées Percy, nous avons conduit une recherche à caractère fondamental et nous avons pu mettre en évidence le rôle très positif des plasmas froids sur la cicatrisation cutanée. Nous souhaitons poursuivre nos recherches dans le domaine de la dermatologie en nous attaquant au problème des plaies chroniques infectées », explique Antoine Rousseau.

Un axe thérapeutique anticancéreuse ou oncologie 

Alors que des études ont récemment montré de potentiels effets positifs des plasmas froids pour réduire certaines tumeurs, voire empêcher leurs récidives, le projet PlasmaMedX propose d’étudier ces propriétés anti-tumorales.  

« Pour mener à bien nos recherches, nous devons développer des sources à plasmas dédiées, c’est-à-dire des dispositifs de haute technologie pour produire des plasmas et contrôler précisément la quantité d’énergie électrique et les espèces réactives qu’ils produiront en vue de traitements sur des tissus vivants. Nous devons également caractériser ces sources afin de pouvoir utiliser les plasmas froids pour des applications biomédicales en collaboration avec les hôpitaux. En effet, le développement de partenariats et de collaborations est essentiel pour mener une recherche transdisciplinaire impliquant médecins, biologistes et physiciens », poursuit Antoine Rousseau. « Dans les prochains mois, nous allons poursuivre nos recherches, notamment en dermatologie. À plus long terme, nous souhaitons étudier les effets des plasmas froids sur la réparation des tissus après une radiothérapie, tissus qui sont particulièrement endommagés », conclut-il.

Grâce à l’expertise reconnue de ses chercheurs dans le domaine des plasmas, l’École polytechnique entend donc devenir un leader incontournable de la médecine plasma qui, bien que très récente, apparaît comme la médecine du futur.

* Le projet PlasmaMedX peut donner lieu à une chaire d’entreprise. Pour plus d’informations, nous vous invitons à contacter Marie Verrier, Responsable Grands Comptes : marie.verrier@polytechnique.edu

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