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La Promotion X1962 devient Grand donateur !

Philippe CASTILLON (X1962) revient sur son parcours professionnel, son engagement auprès de la Fondation de l'X, et sur l'opération collective de levée de fonds qu'il a mené auprès de sa promotion avec les Kessiers* Jacques Chanet et Christian Derveloy.

Diplômé de l’École polytechnique, promotion 1962, puis des Mines de Paris, vous menez une carrière dans le milieu industriel et fortement tournée vers l’international. Racontez-nous votre parcours.

Je n'aime pas beaucoup parler de moi. Disons que j'ai eu une carrière atypique pour l'époque, qui sera très classique pour les jeunes générations. J'ai en effet plusieurs fois changé de métiers – de la recherche appliquée à la direction générale –, d'entreprises   – de la PME à la grande entreprise –, de secteur – de la mécanique à l'informatique et au pneumatique –, ou encore de pays – de la France aux États-Unis et à l'Allemagne. Tant de voyages, tant de pays visités m'ont donné une certaine phobie des aéroports au point que j'ai perdu tous mes miles d'Air France et de la Lufthansa !

En 2003, vous décidez d’intégrer la Fondation de l’École polytechnique. D’où vous est venue cette idée ?

Arrivé aux États-Unis dans les années 80, je me retrouve, à l’époque, seul français dans une société du Groupe Schlumberger. Lorsque je présente mon parcours, mes collègues ne me comprennent pas. « L’École polytechnique, qu’est-ce c’est ? Et il y a encore des mines à Paris ? » me répondent-ils ! Dès lors, je réalise que l’École doit se développer vers l’international. En 2003, suite à une invitation de Paul Combeau, alors délégué général de la Fondation, je rejoins l’équipe des bénévoles et me vois confier la mission de suivre les élèves internationaux après leur passage à l’X. A partir de là, la vie de l’École à l’international devient une réelle passion.

Aujourd’hui, quelles autres missions exercez-vous au sein de la FX ?

Je m’implique dans diverses missions de la Fondation : par exemple, pour les jurys de stages ou de financement de la 4e année, au sein du CLEX, au Conseil d'administration de l'AX où je représente la Fondation. Les contacts avec les entreprises, les élèves et les responsables de l'École sont très motivants. J'ajoute que l'esprit de camaraderie franche qui règne dans l'équipe de la Fondation, contribue fortement au désir de s'investir.

En 2012, vous menez, avec l’aide de vos Kessiers*, Jacques Chanet et Christian Derveloy, une campagne de levée de fonds auprès de vos camarades de promotion. Comment cette idée de participation s’est-elle mise en place ?

Suite à diverses rencontres d’Anciens de la promotion 1962, qui avaient pour objet de préparer le 50e anniversaire de notre promotion, dont une journée à Palaiseau et un voyage à Malte, plusieurs de mes camarades et moi-même nous sommes aperçus du fort attachement des X à leur École. L’idée de participer à la Campagne s’est alors peu à peu installée dans nos esprits. L’engagement personnel de nos Kessiers, dont je salue le dynamisme, a joué un rôle déterminant dans le lancement de notre opération collective de collecte. Cet engagement s'est notamment traduit par leur décision de devenir Grands Donateurs eux-mêmes.

Votre promotion a récolté 62 785 euros en 2012, grâce à 46 donateurs, soit un taux de participation de près de 18%, faisant de la X1962 un Grand Donateur. Un véritable succès ! Quelles sont les clés de cette réussite ?

Si l'on tient compte de la totalité des dons et des engagements pris par les nouveaux Grands Donateurs, le résultat de la Campagne est presque 4 fois supérieur au chiffre de 62 785 euros.Ce qui motive les camarades, c’est l’École et les sujets qu’elle veut financer. Parler de l'École, de ses ambitions, de son avenir, de son environnement sur le plateau, est essentiel. Je me souviens d'un déjeuner de notre promotion il y environ 4 ans. Nous avions invité Thanh-Tâm Lê (X1991), à l’époque Directeur des programmes Master, pour qu'il nous parle de l'École. A 16h30, il a fallu interrompre les questions que mes camarades lui posaient !
Pour la préparation de notre journée à Palaiseau en mai dernier, le soutien de l'École a été indispensable. Lors du déjeuner, plusieurs personnes de la direction de l'École étaient présentes autour des camarades, créant un dialogue essentiel. La participation des élèves a également joué un rôle majeur, puisqu’elle suscite toujours une vive émotion chez les Anciens, surtout quand ils font le geste de venir en Grand Uniforme. Enfin, c’est notre esprit de camaraderie… et de compétition qui ont permis ce succès !

Que recommanderiez-vous aux promotions qui vont vous succéder cette année dans leur opération collective de levée de fonds ?

L'engagement des Kessiers est essentiel. Ils ont une légitimité naturelle pour s'adresser à leur promotion. Je pense aussi qu’il est très souhaitable que les Magnans** aient lieu à Palaiseau et si possible en semaine, afin de favoriser la rencontre avec les élèves présents sur le Campus. De plus, il est indispensable d’avoir un « relai École » au sein du comité d’organisation. Une communication régulière sur l'avancement de la Campagne est également requise. Et, encore une fois, l'École doit s'impliquer vraiment dans la communication et l'organisation. Maintenant, le challenge est surtout de ne pas faire de cette opération un coup de poing sans lendemain.

* kessier : élève (ou ancien élève) du Bureau des élèves.
** Magnan : nom donné aux réunions d’anciennes promotions.