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Rencontre avec John Mutter, professeur à l'X grâce à Alliance

John Mutter est professeur à Columbia University et également à l'École polytechnique, à travers le programme Alliance, soutenu par la Campagne.

D’origine australienne, géophysicien et professeur à Columbia University, vous enseignez également depuis quelques mois à l’École polytechnique.

Professeur à Columbia University, j’y enseigne dans deux départements : The Earth and Environmental Sciences et celui d’International and Public Affairs. Je suis également Directeur des études pour des étudiants post-masters et responsable de programmes de doctorats autour de la thématique du développement durable. A travers le programme Alliance, j’ai la chance d’être professeur à l’École polytechnique pour une durée de six mois.J’enseigne avec Eric Strobl au département d’économie sur le rôle des catastrophes naturelles, ainsi que leurs implications sur le développement économique et social dans les pays pauvres.

Est-ce la première fois que vous enseignez en France ?

Je suis venu en France plusieurs fois pour des colloques scientifiques, mais c’est la première fois que je donne des cours en anglais à des élèves français et à l’École polytechnique, qui est, via le programme Alliance, mon institution d’accueil.

Le programme Alliance réunit quatre grandes institutions d’enseignement supérieur : Sciences Po, La Sorbonne et l’École polytechnique en France, ainsi que Columbia University aux États-Unis. Il offre la possibilité à certains professeurs, notamment, de venir enseigner dans l’une des structures partenaires pour une courte période. Pourquoi avez-vous souhaité y participer ?

Ce programme est un moyen d’échange formidable entre universités : grâce à lui, je peux faire des rencontres très intéressantes qui me permettent de connaître différents points de vue et perspectives sur les mêmes problématiques abordées, tant au niveau de l’enseignement que de mes travaux de recherche.  Nous traitons des mêmes enjeux, mais il est essentiel de les comprendre à travers différentes parties du monde. C’est pourquoi le partage et l’échange de connaissances sont très importants.

Comment avez-vous connu l’École polytechnique ?

Je n’étais jamais venu auparavant à l’École polytechnique, j’en avais simplement entendu parler par une ou deux personnes que j’avais rencontrées, dont Eric Strobl, qui enseignait à Columbia comme professeur français visitant. Mais je connaissais l’École polytechnique pour sa bonne réputation. Par le programme Alliance, c’était tout naturel que l’École polytechnique, grande institution à caractère scientifique, devienne mon établissement d’accueil, Sciences-po et la Sorbonne étant principalement tournées vers les sciences sociales.

En tant que professeur, ressentez-vous des façons de penser différentes entre les étudiants français et les étudiants américains ?

Autour de la thématique du développement durable, sur laquelle je travaille, j’observe une différence intéressante entre des étudiants américains et des étudiants européens. Il semble, en effet, que les européens aient une sensibilité plus développée en ce qui concerne les problématiques environnementales, comme, par exemple, les changements climatiques.

Comment l’expliquez-vous?

Je crois que les influences historiques et politiques des pays européens, comme la France ou l’Allemagne, y sont pour beaucoup de choses. A l’inverse des États-Unis, il y existe des partis écologistes, présents dans les institutions parlementaires. Les modèles sont différents.
De plus, en raison d’une part d’histoire commune avec l’Afrique, la France et ses étudiants se sentent naturellement plus concernés par l’avenir de cette région. Aux États-Unis, l’implication ne trouve pas le même écho.

Pour plus d’infos :
Sur John Mutter
Sur le Programme Alliance