En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à des fins de mesure d'audience, à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés. En savoir plus

X

Deux chercheuses récompensées par la bourse L'Oréal - UNESCO

Une doctorante et une post-doctorante du Centre de recherche de l’École polytechnique figurent parmi les lauréates du programme « Pour les Femmes et la Science » de la Fondation L'Oréal et de l'UNESCO.

Aude Nyadanu (X2011), doctorante au Laboratoire de synthèse organique (École polytechnique/ENSTA ParisTech/CNRS), et Emilie Maurice, post-doctorante au Laboratoire Leprince Ringuet (École polytechnique/CNRS) figurent parmi les 30 lauréates récompensées par le programme « Pour les Femmes et la Science » de la Fondation L'Oréal et de l'UNESCO.

Vers une production de médicaments plus efficiente

Aude Nyadanu est actuellement en troisième année de thèse au Laboratoire de synthèse organique où elle travaille sur des nouvelles méthodes de synthèse de molécules organiques. L'objectif de la thèse de la chercheuse est de réduire le nombre d'étapes de synthèse en proposant des réactions multi-composantes durant lesquelles plusieurs molécules sont assemblées d'un seul coup, afin d'en faire des molécules d'une complexité importante. En partageant ses recherches avec la communauté scientifique par le biais de publications, la chercheuse espère que ses méthodes permettront ainsi de réduire le coût et l'impact écologique liés à la fabrication de médicaments.

Pour Aude Nyadanu, cette bourse représente une opportunité de transmettre un message positif aux jeunes filles. « Quand on est jeune et que l'on voit peu de femmes dans la science, on se dit que ce sont des exceptions, que leur parcours est inatteignable. En multipliant les modèles, on montre aux jeunes femmes que ces réussites sont accessibles et cela peut susciter des vocations ». En plus de son travail de chercheuse, Aude Nyadanu a créé une startup (Lowpital) qui organise des hackathons dans le domaine de la santé.

Comprendre la matière primordiale

Après une thèse en physique de haute énergie, et un premier post-doctorat à l'Université de Liverpool, Emilie Maurice a rejoint le Laboratoire Leprince Ringuet et travaille en collaboration avec le Laboratoire de l'Accélérateur Linéaire d'Orsay pour mieux comprendre la matière dont nous sommes faits. Pour mener ses recherches, Emilie Maurice utilise le plus grand accélérateur de particules du monde, le Grand collisionneur de hadrons ou LHC. Elle y réalise des collisions entre le faisceau du LHC et un gaz injecté afin d'y concentrer un maximum d'énergie dans un tout petit volume. Les collisions permettent de recréer des gouttes microscopiques de la « soupe originelle », très dense et très chaude, qui formait la matière, quelques microsecondes après le Big-Bang. Originalement, cette soupe était composée d'un plasma de quarks et de gluons qui sont aujourd'hui regroupées au sein de nucléons (protons et neutrons). En analysant les gouttes microscopiques de la soupe, la chercheuse tente de comprendre les interactions entre les quarks lors des premiers instants de l'univers.

La bourse « Pour les Femmes et la Science » représente un grand honneur pour Emilie Maurice qui, plus jeune, n'osait pas dire qu'elle voulait devenir chercheuse. « Je viens d'un petit village des Alpes de Haute-Provence et cette distinction me permet de lancer un message à tous : il ne faut pas avoir peur d'avoir de l'ambition, il faut essayer d'atteindre ses rêves. Aujourd'hui je suis à l'X et mon travail est reconnu : une femme aussi peut y arriver ».