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Le Laboratoire de météorologie dynamique fête ses 50 ans

Devenu un acteur international incontournable dans les sciences du climat, le Laboratoire de météorologie dynamique est né en 1968 à l’École normale supérieure. Il fête aujourd’hui ses 50 ans avec ses quatre organismes tutelles, le CNRS, l’ENS, l’École polytechnique et Sorbonne Université, une occasion pour revenir sur son histoire.

En 1968, la création du Laboratoire de météorologie dynamique (LMD, une UMR CNRS/ENS/École polytechnique/Sorbonne Université) fait entrer la météorologie dans une nouvelle ère : celle d’une science « dure » basée sur la physique et les mathématiques, par opposition à son approche descriptive historique au sein des sciences naturelles.

La météorologie dynamique s’intéresse à l’atmosphère en mouvement, un objet d’étude qui ne peut pas être enfermé dans un laboratoire. Les chercheurs du LMD travaillent donc depuis sa création sur trois piliers qui leur ont permis d’acquérir une expertise reconnue à l’international : des moyens de mesures des mouvements et des caractéristiques atmosphériques, des simulations numériques des écoulements de l’air, et de l’analyse de données.

Des mesures dans l’air et dans l’espace

Les mesures de l’atmosphère sont effectuées notamment par des ballons sondes : des ballons équipés de matériel de mesure dérivent au gré des courants d’air pour y mesurer à la fois les mouvements atmosphériques, mais aussi d’autres paramètres comme la température. En 50 ans, des centaines de ballons ont été lâchés dans différentes régions du monde, depuis l’Antarctique jusqu’à la méditerranée, en passant par l’Inde, l’Afrique de l’Ouest ou encore les Seychelles.

Si les ballons permettent une mesure locale des écoulements de l’atmosphère, le LMD a également contribué à l’élaboration de missions spatiales pour l’observation de la Terre tel que le programme Météosat dont le premier satellite a été lancé en 1977. Il se place aujourd’hui comme un laboratoire incontournable pour l’élaboration des futures missions du CNES pour l’observation de l’atmosphère qui lui a confié la direction scientifique de plusieurs missions.

Un modèle numérique reconnu

Les premières mesures effectuées par ballon-sonde ont permis au LMD de construire son premier modèle de circulation de l’air dans l’atmosphère en 1984. Depuis, ses versions successives été intégrées à des modèles de plus grande échelle (qui prennent en compte les océans et les continents) et ont même permis de simuler un cycle saisonnier sur la planète Mars.

Une analyse pour informer sur le climat

L’analyse des données issues des mesures et des simulations a permis à plusieurs chercheurs du LMD de répondre à des questions toujours plus précises sur l’évolution du climat, en contribuant notamment aux rapports du GEIC qui alerte sur le changement climatique et son origine humaine.

50 ans : fêter mais aussi questionner

L’anniversaire du LMD est l’occasion pour ses équipes de célébrer ce demi-siècle de découvertes scientifiques avec le premier directeur du laboratoire, mais aussi de lancer une série de débats grand public qui se dérouleront dans chacun des établissements partenaires. Pour ouvrir le bal, un grand débat se déroulera le 26 septembre à l’École polytechnique avec Jean Jouzel et Pierre Larrouturou qui y présenteront leur vison des solutions pour éviter le chaos climatique et financier.

> Réserver votre place pour le débat

> Pour en savoir plus sur l’histoire du LMD : découvrez cet article de The Conversation