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Stage de formation humaine au Maroc, Thibault Juillard, X 2017

Le stage de formation humaine est obligatoire pour tous les élèves de première année, pour une période de six mois, dans les armées ou dans un organisme civil, en France ou à l'international. Cette année, 45 étudiants effectuent leur stage à l'étranger.

Les étudiants du cycle ingénieur polytechnicien réalisent leur stage aux quatre coins du monde, c'est notamment le cas pour Angélique de Méric, X 2017, qui est actuellement au Sénégal et qui donne des cours des cours à l'école de filles Mariama Ba sur l'île de Gorée. Quant à Thibault, il fait son stage civil au lycée Moulay Youssef de Rabat, au Maroc. Le lycée a ouvert en 1916 et c'est un établissement prestigieux qui accueille des lycéens ainsi que des élèves en classes préparatoires. La mission de Thibault est d'aider et d'accompagner les étudiants dans leur préparation du concours des classes préparatoires aux grandes écoles, d'assister les professeurs durant les cours et d'encadrer des travaux pratiques. Voici le témoignage de Thibault, peu de temps après son arrivée au Maroc :

"Lorsque l'on imagine Rabat, capitale du Royaume du Maroc, la tendance est de penser à une ville écrasée par la lourde chaleur du soleil d'Afrique. Néanmoins, la cité devrait commencer à se refroidir à l'approche de l'hiver. Mais comme pour satisfaire à cet imaginaire collectif, en ce vendredi de la mi-octobrecette année fait exception et Rabat continue de s'incliner sous le poids d'une chaude atmosphère.

Pour ma part, je compte profiter de la matinée pour aller me présenter auprès de la classe de MP 2, dans le lycée Moulay Youssef où j'effectue mon stage. J'entre dans la salle, où le professeur brille par son absence. J'en profite pour faire connaissance avec mes camarades. Au bout de quelques minutes, je me demande si je dois prendre congé, alors que l'enseignant manque toujours à l'appel. Désireux de poursuivre mon contact avec la classe, je décide avec leur aimable accord de rester avec eux. Un bon taupin sachant distraire d'autres bons taupins, je leur fais mon meilleur numéro de cabaret: la construction du corps C à l'aide de classes de congruence sur les polynômes !

 
La séance semble se dérouler à merveille et quand la sonnerie retentit, je commence à prendre la direction de la sortie. Je suis alors arrêté par des élèves qui, avec bonne humeur et sourire,  m'invitent à les accompagner pour déguster un couscous et boire un thé à la menthe. L'après-midi passe, rythmé par de charmantes conversations, des rires bruyants et une violente bataille pour réussir à régler l'addition, bataille que je perds malheureusement, impuissant face à leur générosité ! Je découvre avec eux que la plus forte chaleur que je trouve au Maroc en ce vendredi n'est pas celle inhabituelle d'un été s'éternisant, mais celle provenant du cœur de mes camarades marocains."