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Un chercheur de l’X contribue à une publication du MIT dans Nature Physics

Emmanuel de Langre, chercheur au Laboratoire d’hydrodynamique de l’École polytechnique, est l’un des auteurs d’un article publié le 21 août dernier dans la prestigieuse revue Nature Physics. La publication traite des interactions entre les brosses flexibles de toutes petites échelles et les écoulements.

Il a apporté une modeste contribution, tient-il à préciser d’emblée. Le chercheur Emmanuel de Langre a contribué à la publication de l’équipe du MIT dans Nature Physics en y apportant la théorie qu’il avait développée à propos des champs de blé, considérés comme des brosses flexibles lorsqu’ils interagissent avec le vent.   

C’est lors d’un congrès organisé à Boston il y  a deux ans, portant sur les interactions entre les écoulements et les systèmes très flexibles, que le chercheur du Laboratoire d’hydrodynamique échange avec ses homologues du département de mécanique au MIT. Ces derniers travaillent alors sur les microbrosses flexibles et les écoulements. « Cela correspond notamment à tous les micro-poils qui se trouvent sur les parois du corps humain telles que sur la langue, les intestins ou encore les poumons, mais aussi aux poils d’une fourrure de chat»,  précise Emmanuel de Langre. A partir de là, le chercheur fait le lien entre les recherches de l’équipe du MIT et les travaux du Laboratoire d’hydrodynamique. « A Polytechnique, nous étudions depuis longtemps des brosses flexibles de beaucoup plus grandes tailles tels que les couverts forestiers, les feuillages,  les  champs de blés ou les tapis d’algues, explique ce spécialiste de la mécanique des fluides et des solides. Dans notre collaboration avec les chercheurs du MIT, nous avons simplement utilisé notre théorie, qui a été développée pour les très grandes échelles, et nous l’avons ensuite appliquée avec eux à ce cas-là de très petites échelles ».

Résultat : cet article permet de mieux comprendre les interactions entre les écoulements biologiques dans le corps et les parois qui les contiennent lorsque celles-ci sont recouvertes de brosses. « Nous avons désormais une meilleure compréhension de ce qui se passe dans la nature, ou dans des systèmes fabriqués, à la fois à très grandes échelles et à de très petites échelles », indique Emmanuel de Langre. Ces travaux pourraient permettre d’imaginer, par exemple, des diodes microfluidiques, c’est-à-dire des dispositifs qui bloquent les écoulements opposés au sens des poils. « Nous sommes toujours à la recherche de nouvelles idées pour inventer des systèmes simples à fabriquer, c’est ce que l’on appelle le biomimétisme qui est un processus d’innovation très puissant,  s’inspirant du vivant », poursuit le chercheur qui se félicite des liens fructueux, noués depuis de nombreuses années, entre le Laboratoire d’hydrodynamique de l’X et cette équipe du MIT. 

> Lire l'article en anglais du MIT News