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Cours de dessin à l'Ecole polytechnique

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Le dessin d'imitation à l'Ecole polytechnique

Le dessin d’imitation est enseigné dès la création de l’École polytechnique en 1794. François-Marie Neveu (1756-1808) en est le premier « instituteur ». Pour son cours il choisit dans les dépôts révolutionnaires trente et un dessins de maîtres du XVIIIe siècle pour servir de « modèles à copier ». À partir de l’an IX, le conseil de perfectionnement préconise l’emploi du dessin géométrique qui s’inspirait des méthodes de la géométrie descriptive chère à Monge. De 1808 à 1816, François-André Vincent (1747-1816) conserve la même ligne d’apprentissage que Neveu : la copie de têtes, des parties de la figure et des figures entières, d’après des estampes ou des moulages d’après l’Antique.
Même méthode jusqu’en 1822 avec Jean-Baptiste Regnault (1754-1829), premier enseignant à demander des cours de modèle vivant.
Nicolas-Toussaint Charlet (1792-1845), apporte quelques changements, de 1838 à sa mort : apprendre aux Polytechniciens un dessin rapide, sommaire, sacrifiant le détail à l’ensemble, qu’il estime plus approprié à leurs carrières futures. Il remplace les modèles trop léchés par des figures et des paysages où le trait domine et où les ombres sont indiquées par les masses. Le dessin à la plume est l’outil le plus utilisé car il considère que c’est un « moyen simple et énergique d’exprimer une pensée, de rendre une forme et un aspect …». Léon Cogniet (1794-1880), peintre néo-classique, enseigne dans le même esprit.

 

Le poste un moment supprimé est rétabli en 1881, avec Adolphe Yvon (1817-1893) qui développe le plâtre et le modèle vivant.
Dans son roman, A. Miles décrit son cours de dessin d’imitation : « La division est partagée en quatre sections. La première occupe l’amphithéâtre pour le dessin d’après nature, la seconde est répartie dans les travées voisines pour le dessin d’académie d’après des estampes. La troisième dessine le paysage, la quatrième, des chevaux ».
De 1887 à 1894 Eugène Guillaume (1822-1905), se montre l’ardent défenseur de la méthode géométrique qui permet selon lui d’explorer toutes les formes de dessins en excluant tout ce qui serait de l’ordre du « sentiment » : le dessin est avant tout une science dont la géométrie est la base. Auteur d’un programme d’enseignement du dessin à l’École polytechnique en 1903, il propose que chaque cours soit précédé d’une conférence exposant la méthode, le but, et les notions d’art qui s’y rattachent et il institue l’étude d’après les plâtres et la nature.
Après Lucien Doucet (1856-1895), Paul Colin (1838- 1916), maître de dessin depuis 1875, est nommé professeur. Il poursuit le programme et les méthodes de Guillaume. Au départ de Colin en 1909 le titre de professeur est supprimé « contre l’avis du conseil de perfectionnement ». Ce n’est qu’en 1919, après la Grande Guerre, que le poste de professeur de dessin est rétabli avec Paul Albert Laurens (1870-1934).

 

 

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