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Rencontre avec Antoine Moreau (X 1989), Grand donateur

Après un début de carrière dans la finance, Antoine Moreau (X 1989) est aujourd’hui consultant et administrateur de sociétés. Désireux de soutenir l’École polytechnique et son développement, il fait partie de ses Grands donateurs.

Vous êtes diplômé de la promotion 1989. Pourriez-vous revenir sur votre parcours depuis votre sortie de l’X ?

À l’issue de mes études à l’École polytechnique, j’ai intégré l’ENSAE ParisTech et obtenu le diplôme de l’Institut des Actuaires. J’ai ensuite débuté ma carrière dans le domaine de la finance et du trading de produits dérivés, à la Caisse des Dépôts et Consignations puis au sein de la Société Générale et du groupe Crédit Agricole. En 2009, après la crise financière, j’ai décidé de prendre un premier virage professionnel assez significatif et de créer Ossiam, une société entrepreneuriale spécialisée dans la gestion indicielle quantitative, qui est rapidement devenue une filiale de Natixis Investment Managers. Après avoir dirigé cette entreprise pendant 8 ans, je suis entré dans une troisième phase de ma vie professionnelle. J’exerce désormais à la fois une activité de conseil et des fonctions d’administrateur de sociétés, et j’accompagne des start-up en tant que Business Angel.

Toutes les activités que vous exercez ont pour dénominateur commun le lien avec les entreprises.

En effet, après 15 ans passées dans la finance, j’ai choisi de me tourner vers l’entrepreneuriat en créant ma propre société. Entreprendre est très exaltant : on a son destin entre ses mains, un impact direct sur les événements, des problématiques très diverses à gérer… Entreprendre c’est aussi prendre des risques, commettre des erreurs, mais c’est surtout apprendre. Je suis d’ailleurs très heureux de voir que l’École polytechnique et la Fondation se tournent vers l’entrepreneuriat et en font même un axe stratégique.

Vous avez récemment effectué une visite sur le campus de l’X. Quel regard portez-vous sur l’École que vous avez redécouverte ?

À l’occasion de cette visite, j’ai pu constater combien l’École polytechnique était méconnaissable par rapport à celle que j’ai connue. Lorsque j’étais étudiant, il y avait peu d’interactions entre la formation académique et les laboratoires. Aujourd’hui, on voit que l’X est beaucoup plus orientée vers la recherche et que cette dimension a été intégrée dans les formations. En découlent des projets dont les résultats sont concrets et exploitables, pouvant même donner lieu à des créations d’entreprise. J’ai aussi été frappé par la notion d’écosystème visible à tous les niveaux. C’est notamment le cas du Drahi - X Novation Center qui est ouvert sur l’extérieur, associe les étudiants et noue des partenariats avec les entreprises. Durant cette visite, j’ai également été marqué par le caractère pluridisciplinaire des projets de recherche qui m’ont été présentés, et donc aux opportunités naissant de la coexistence de nombreux laboratoires de recherche sur un site unique.

Vous et votre épouse faites partie des Grands donateurs de la Fondation. Pourquoi avoir choisi de soutenir l’X ?

Mon épouse Pascale est également Polytechnicienne, de la même promotion 1989. Nous sommes tous les deux conscients de ce que l’X nous a apporté : une formation d’excellence, un réseau mais aussi un « label École polytechnique » qui nous a ouvert de nombreuses portes. Nous avons donc le sentiment qu’il est aujourd’hui logique de soutenir l’X et ses projets. Nous souhaitons en quelque sorte lui rendre ce qu’elle nous a apporté.

Si vous aviez un message à adresser aux élèves qui étudient à l’X aujourd’hui, quel serait-il ?

Je leur dirais d’entreprendre et, au-delà de cela, de se laisser guider par ce qu’ils aiment. Je leur conseillerais notamment, dans leur premier emploi, de choisir leur voie en fonction de l’intérêt et du plaisir qu’ils éprouveront dans l’exercice de leurs fonctions, plutôt que sur des critères de rémunération ou de notoriété de l’entreprise.