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Entrepreneuriat et Innovation

L’association étudiante de Columbia en visite à l’X

Dans le cadre du programme Alliance, l’École polytechnique a accueilli pendant une semaine quinze étudiants américains de la Columbia Organization of Rising Entrepreneurs (CORE), l’une des plus importantes associations étudiantes américaines dédiée à l’entrepreneuriat. Interview avec leur président.

Du 16 au 20 mars 2015, quinze étudiants de l’Université de Columbia à New-York, membres de l’association étudiante de la Columbia Organization of Rising Entrepreneurs (CORE) de l’Université de Columbia (New York) ont découvert le campus de l’École polytechnique.

Objectifs du séjour : découverte de l’écosystème entrepreneurial français, renforcement et développement du partenariat entre l’X et l’Université de Columbia et encouragement des échanges interculturels entre les États-Unis et la France.

Interview avec Simon Schwartz, Président de CORE

Qu’attendiez-vous de votre visite à l’École polytechnique et qu’avez-vous appris lors de votre séjour ?

Je suis venu en France car je pense qu’il y a une mondialisation de l’entrepreneuriat. Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. J’ai été particulièrement frappé par la proximité entre le Centre de recherche de l’École polytechnique et les jeunes entreprises. Les équipements sont très impressionnants. À Columbia, les laboratoires et les start-ups ne sont pas aussi proches : ils le deviennent à posteriori, mais seulement à partir du moment où les technologies sortent des laboratoires. Il serait bon sur ce point de s’inspirer du modèle de Polytechnique.
J’ai beaucoup apprécié le dynamisme des élèves et par l’implication du directeur de l’incubateur Agoranov, Jean-Michel Dalle, lui aussi polytechnicien. Cet incubateur offre un environnement idéal pour le développement d’une entreprise. Si les États-Unis sont en tête de file dans le domaine entrepreneurial, l’Europe n’est plus très loin, c’est sûr !

Quelles différences avez-vous constatées entre les écosystèmes entrepreneuriaux français et américain ?

Aux États-Unis, nous n’avons pas peur de l’échec, au contraire, il est constructif. Cette attitude encourage les étudiants à se lancer et à prendre des risques. En France cependant, les mentalités sont en train d’évoluer rapidement sur ce point. Autre différence : aux USA, les start-ups sont majoritairement financées par des acteurs privés. En France, les financements viennent davantage des acteurs publics.

Quel est l’avantage d’avoir une association telle que la vôtre et telle que le cabinet startup de l’X sur un campus universitaire ?

Un « cabinet start-up » permet de rendre l’entrepreneuriat accessible à tous les étudiants d’une université. Cela passe par le témoignage d’entrepreneurs : il est très important de bénéficier, par exemple, des conseils d’anciens élèves ou d’entrepreneurs expérimentés avant de se lancer dans un projet de startup. Les ateliers de groupe et l’organisation de visites à l’étranger pour découvrir d’autres formes d’entrepreneuriats sont aussi très utiles pour favoriser l’émergence d’entrepreneurs dans les universités.
Pendant notre visite sur le campus, nous avons également assisté à des pitchs organisés par le Pôle entrepreneuriat et innovation de l’École polytechnique, en collaboration avec HEC : cela permet aux étudiants de s’entraîner pour échanger leurs idées.

Avez-vous des conseils à donner aux polytechniciens qui souhaitent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Pour être un bon entrepreneur, il faut être passionné. Si vous n’êtes pas « amoureux » de votre projet, si vous n’y croyez pas vraiment, cela ne fonctionnera pas.
Les relations humaines sont aussi au cœur des start-ups. Dans ce milieu, les artistes solitaires n’existent pas, il faut savoir construire et consolider son réseau et ses amitiés. Ne gardez pas non plus vos idées pour vous, par crainte de vous les faire voler. Au contraire, cela est contre-productif.