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Formation

La 1ère promotion du master big data bientôt diplômée

Les étudiants du Master 2 « Mathématiques pour la science des masses de données » proposé depuis la rentrée 2014 à l’École polytechnique viennent d’achever leur cursus et recevront leur diplôme en septembre 2015. Certains élèves de la première promotion ont déjà trouvé un poste de data scientist.

Ils seront bientôt des « data scientists », ces experts de l’analyse et de l’exploitation des données massives que les plus grands groupes s’arrachent partout dans le monde. Les vingt élèves du Master 2 « Mathématiques pour la science des masses de données » recevront leur diplôme en septembre 2015.

Ouvert pour la première fois à la rentrée 2014 à l’École polytechnique, en collaboration avec Télécom ParisTech, l’Université Paris-Sud, l’ENS Cachan et l’ENSAE ParisTech, ce master répond à un fort besoin exprimé par les entreprises. « Cet engouement s’explique par une révolution des données qui sont de plus en plus nombreuses et que les entreprises veulent pouvoir exploiter », indique Erwan Le Pennec, responsable du master et porteur de la chaire "Data Scientist" à l’École polytechnique.

Fait rare : Il y a aujourd’hui sur le marché plus d’offres d’emplois que de spécialistes des données massives en activité. « Nous manquons de data scientists et c’est pourquoi Polytechnique a créé ce master pour répondre à la forte demande des sociétés en France et à l’étranger », poursuit Erwan Le Pennec.

Un master spécialisé sur les méthodologies de traitement des données unique en France

La science des données regroupe trois types d’expertises métiers. « Il existe trois profils de data scientists : les experts du domaine d’application, les experts des architectures et de la mise en œuvre logicielle, et enfin les experts en algorithmes permettant de mettre en œuvre de nouvelles méthodologies », précise le responsable du master. L'École polytechnique a choisi de mettre en avant ce dernier type d'expertise et forme des experts spécialisés sur les algorithmes adaptés au traitement de données massives dont ils connaissent aussi bien les fondations théoriques que l'implémentation dans des cadres distribués.« Les data scientists que nous formons comprennent comment utiliser les données et sont capables de définir une stratégie pour l’entreprise », ajoute Erwan Le Pennec.
En France, l’École polytechnique est le premier établissement, avec ses partenaires, à proposer ce type de master en big data spécialisé sur les méthodologies. « Cela représente des milliers d’emplois par an en France et c’est pourquoi nos élèves ont trouvé leur stage si facilement à la fin du master », se félicite Erwan Le Pennec.

Des créations de postes de data scientists à l’issue du master

Après plusieurs mois de cours et de travaux pratiques à l’X, la première promotion composée d’ingénieurs, de chercheurs et d’étudiants, suit un stage en entreprise d’une durée de quatre mois depuis début avril.
Julien, 34 ans, est ingénieur en aéronautique. Il a décidé de suivre le master après avoir réalisé le potentiel des big data pour son entreprise spécialisée dans le domaine spatial. « Ce master m’a permis d’élargir mes compétences grâce à des cours de statistiques avancés et de machine learning (apprentissage automatique), complétés par des leçons de méthodologie numérique et de technologie pour les données massives », précise l’ingénieur. Actuellement en stage chez son propre employeur sur l'analyse des rapports de maintenance, Julien occupera dès la fin de sa formation un poste spécialement créé pour lui. « Cette formation débouche sur une création de poste de data scientist dans mon entreprise actuelle », se réjouit-il.

Comme lui, Stéfania, post-doctorante au laboratoire de biologie-médicale informatique de l’Université de Pavia (Italie), a pris conscience de l’ampleur de cette révolution des données, notamment dans le domaine de la santé. La doctorante de 31 ans effectue son stage chez Orange où elle analyse le comportement des utilisateurs de téléphones portables en Côte d’Ivoire afin d’étudier la propagation des épidémies dans le pays grâce à la géolocalisation. « Chaque appel téléphonique laisse des traces recueillies sous la forme de données qui donnent accès à la position géographique de l’appareil. Identifier les déplacements des populations permettrait d’anticiper la localisation des futurs foyers du virus et donc d’optimiser le déploiement des ressources médicales », explique Stéfania qui espère trouver un poste de data scientist en France dans le domaine médical.

Fort de son succès, le master rejoindra dès septembre prochain l’offre de Masters de l’Université Paris-Saclay. Les candidatures au « Parcours Data sciences du Master Mathématiques et Application de l’Université Paris-Saclay » sont ouvertes jusqu’à début juillet 2015. La future promotion comptera une cinquantaine d’étudiants.