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14 start-up de l’X qui innovent pour demain

Le magazine Challenges a publié son classement des 100 start-up dans lesquelles investir en 2020. Parmi elles, 14 ont été fondées par des alumni ou ont été accélérées ou incubées à l’École polytechnique.

Vue du bâtiment Drahi-X

Bandeau candidatures 12e promotion X-UP

Confrontées aux conséquences de la pandémie de Covid 19, l’écosystème des start-up françaises ont été privées de deux grands rendez-vous du printemps qui leur étaient dédiés : le Paris Saclay SPRING 2020 que devait accueillir Telecom Paris, partenaire de l’X au sein de l’Institut Polytechnique de Paris et Vivatech. Le magazine Chalenge n’en a pas moins publié son classement annuel des 100 start-up dans lesquelles investir en 2020. Quatorze jeunes pousses issues de la communauté polytechnicienne, fondées par des anciens étudiants de l'École, et/ou incubées au sein de notre Centre d'innovation en font partie. Vous trouverez ci-dessous une présentation de chacune d’entre elles.

Thrustme : La propulsion pour les satellites de nouvelle génération

Lancée 2017 par Ane Aanesland, directrice de recherche au CNRS, et Dmytro Rafalskyi, chercheur au Laboratoire de Physique des Plasmas (LLP X-CNRs) , ThrustMe ("PropulseMoi" en français) conçoit des systèmes de propulsion  miniatures pour les satellites de petit taille (nano a mini-satellites). Ses moteurs/propulseurs permet de contrôler les satellites en orbite, de changer leur orbite, de gérer un dispositif de compensation de traînée, d’éviter les collisions, les passer en constellation... Ces petits satellites, fonctionnant souvent en constellations, donnent des outils pour surveiller notre planète en temps réel. Ils permettre de monitorer l'activité humaine aussi en termes économiques et financier qu’en termes d’impact écologique. L’analyse de données permet ensuite de disposer d’information afin d’agir et pas seulement réagir. L'industrie spatiale prévoit de lancer plus de 10 000 de ces nouveaux satellites au cours de la prochaine décennie. ThrustMe est là pour fournir à ces satellites les capacités de propulsion dont ils ont besoin pour que cette industrie soit durable, à la fois économiquement et sur le plan environnemental. Thustmee a réalisé en 2019 une première mondiale en laçant un satellite propulsé à l’iode!

Néolithe Fossiliser les déchets ménagers

Fondée en 2019 par Nicolas Cruaud (X2016), son père William Cruaud, spécialiste des bétons innovants, et Clément Benassy, Néolithe développe une technologie de transformation des déchets ménagers non recyclables, comme les tissus, plastiques ou restes alimentaires, en granulats minéraux utilisables dans le BTP, notamment dans les sous-couches routières et le béton. Naturellement écologique, ce procédé breveté qui repose sur la fossilisation des déchets permet d'éviter l'incinération et l'enfouissement. Néolithe prévoit d’installer son premier Fossilisateur, installation de traitement en containers, d'ici début 2021. (Lauréate du Prix Jean-Louis Gerondeau-Safran 2019)

Inbolt : Digitaliser les outils industriels

La start-up créée mi-2019 par Rudy Cohen, Albane Dersy et Louis Dumas, étudiants du Master X-HEC Entrepreneurs, développe une technologie de suivi de position pour outils industriels tels que les clés dynamométriques, les tournevis ou les perceuses. La technologie d'InBolt repose sur un module hardware composé de capteurs qui, une fois fixé sur l'outil, communique avec un logiciel de contrôle qualité présentant une interface pour l'opérateur et une interface pour le manager. En suivant en temps réel la position de l'outil, il est ainsi possible de valider si une tâche est correctement effectuée ou non. Inbolt, qui a développé ses premiers prototypes au sein du Drahi-X-Novation Center, a séduit des groupes industriels comme Safran, SKF ou Faurecia. (Lauréate du Prix Jean-Louis Gerondeau-Safran 2019)

AiVision L’intelligence artificielle au service de la téléophtalmologie

Accompagnée par la pépinière d'entreprise X-Tech de l'École polytechnique, AiVision propose une solution de télémédecine pour le dépistage de la rétinopathie diabétique, le glaucome et la DMLA et l'aide au diagnostic par Intelligence Artificielle. Créée en 2017 par Arnaud Lambert, qui compte vingt-cinq ans d’expérience dans les programmes de santé, notamment à la tête de Sophia, un service lancé par l’Assurance maladie pour accompagner les malades chroniques, et Timothée Faucon, docteur en Morphologie Mathématique, ayant fait dix ans de recherche sur l’analyse de fonds d’œil, la start-up a été incubée à l’Ecole polytechnique. Elle a ensuite été la première start-up accompagnée par l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild.

Altevax : Synthétiser la mélanine pour doper le système immunitaire

Altevax a développé un traitement d’immunothérapie sur la base d’un brevet déposé par le professeur Antoine Carpentier de l'hôpital Saint-Louis (Paris) sur le pouvoir de la mélanine de doper l’efficacité des peptides et de déclencher une forte réponse immunitaire des cellules T cytotoxiques. Antoine Carpentier s’est associé fin 2016 à Victor Vadaneaux (X 83), spécialistes des biotechs et du management d’entreprise pour fonder Altevax. La start-up a testé son vaccin thérapeutique sur des modèles animaux, et a réussi à synthétiser la fabrication de la mélanine qui existe à l’état naturel chez l’homme et à faire son scale-up industriel. Sa technologie immunologique s’appliquant aux cancers et aux maladies infectieuses, Altevax prépare la première phase des essais cliniques en se concentrant en priorité sur le traitement du glioblastome, les tumeurs cérébrales malignes les plus fréquentes chez l’adulte, ainsi que celui du Covid-19.

Spinofrin : Des particules submicroniques pour doper la réactivité ou la solubilité d’un matériau

Créée en février 2018 par Pierre Le Blainvaux (X 2006) et le chercheur Denis Sptizer, cette jeune entreprise exploite une technologie née au laboratoire Nanomatériaux pour les systèmes sous sollicitations extrêmes de l’Institut franco-allemand de recherche de Saint-Louis (Alsace). Elle permet de produire industriellement des particules submicroniques (inférieures au micron) pure ou enrobées qui augmentent la surface active d'un matériau, accroissent sa réactivité, sa solubilité ou sa stabilité, des enjeux majeurs pour les industries de la pharmacie, des cosmétiques, ou de l'agroalimentaire. Spinofrin vise la création un site de production dans les deux ans.

Ubique : Le jeu-vidéo au service de la rééducation et de la kinésithérapie

La start-up Ubique, qui propose une plateforme exhaustive de gamification pour la rééducation et la kinésithérapie, a fait partie de la 7e promotion de l'incubateur X-Up de l'Ecole. Lancé en septembre 2019, le kit Ubique Kids est commercialisé par abonnement, avec accès à 14 programmes ludiques, pour la rééducation d’enfants handicapés moteur ou cérébral. Ubique, créée par Ali Azadi (X2005) et Hassan Lahlou, prépare pour l’été 2020 un kit pour les seniors.

UV Boosting : Des UV pour stimuler le système immunitaire des plantes et remplacer les pesticides

Yves Matton (X2006), qui a consacré deux ans de recherche sur les matériaux au MIT et a été à l’origine de plusieurs start-up, a créé UV Boosting en s’appuyant sur découverte de deux chercheurs de l’université d’Avignon, Laurent Urban et Jawad Aarrouf. UV Boosting conçoit des équipements de stimulation de défense naturelle des plantes par flashs UV permettant de réduire les besoins en fongicides. Les plantes possèdent toutes des mécanismes de défense permettant de répondre aux divers bio-agresseurs auxquels elles peuvent être exposées (champignons, bactéries, virus, ravageurs…). La stimulation des défenses naturelles consiste à activer ou exacerber la capacité de la plante à se défendre. Le procédé permet de protéger les vignes des dangers du mildiou et autres champignons. Des essais chez les producteurs ont permis de valider des réductions de produits phytosanitaires de 50 à 75% pour la vigne et les fraisiers.

Harold Waste : Optimiser sa marge de recyclage

Fondée en 2018 par Réda Boumahdi (X Master en Machine Learning 2013-2016) et Arnaud Boucheron, la start-up développe des assistants digitaux pour permettre aux entreprises d’optimiser la gestion de leurs déchets. Elle s’appuie sur l’intelligence artificielle pour identifier et qualifier les flux de plastiques, de métaux et de cartons, calculer le coût des matières premières, celui du transport et de la logistique, les dépenses dans les différents procédés de recyclage, ainsi que les frais de douane. Les logiciels développés par Harold Waste sont prévus pour s’interfacer et se fondre dans le système d’information du client. L’économie circulaire ne produit plus de déchets, elle réutilise la matière existante pour fabriquer de nouveaux produits. Le concept gagne du terrain poussé par la réglementation, des questions de coût et la rareté croissante de certaines ressources.

NeoFarm : Les micro-fermes maraîchères technologiques à proximité des villes

Créée en 2018 par Olivier Le Blainvaux (X 2006) et Alexia Rey, NeoFarm conçoit des fermes technologiques en maraîchage bio-intensif sur petite surface en périphérie des villes, avec la mission de faire émerger un modèle de production efficace, écologique et qui rétribue justement l'effort du producteur. L'agriculture fait face à des défis historiques qui nécessitent de revoir profondément notre modèle de production et la population est prête à effectuer ce changement. Préserver la biodiversité tout en produisant notre nourriture n'est plus seulement une possibilité, c'est devenu une nécessité : la biodiversité s'effondre et avec elle tous les écosystèmes naturels. La solution NeoFarm est un maillage de micro-fermes technologiques associant les bénéfices de l’agroécologie (rendements agricoles élevés, respect des écosystèmes) et ceux de la technologie (gain de productivité, diminution de la pénibilité). Une micro-ferme NeoFarm, avec 1 hectare cultivé, permet de subvenir aux besoins quotidiens en légumes de plus de 1 000 personnes.

 

iNex Circular : L’IA au service de l’économie circulaire

iNex Circular est une plateforme d’identification et de qualification des déchets au service des recycleurs et des industriels d’un territoire pour créer des filières de valorisation locale. Elle repose sur les données réelles de plus de 2000 entreprises en open data et de plusieurs centaines d’entreprises interrogées lors de leurs projets pour obtenir une information qualifiée sur les déchets et les matières premières. Cette start-up créée en 2017 par Olivier Gambari (Télécom Paris) et Pierre Beuret a fait partie de la huitième promotion d’X-Up. Elle travaille déjà avec de grands énergéticiens et spécialistes du service aux collectivités comme Veolia, Engie, GRDF ou Total. Elle prévoit de tripler son chiffre d’affaires cette année à 750 000 euros.  

LGO : La plateforme française d'échange de cryptomonnaies

Dirigée par Hugo Renaudin, (X 2013), l'un de ses fondateurs aux côtés de Frédéric Montagnon, ancien président de la plateforme d'hébergement de blogs, Overblog, LGO est une plateforme d'échange de trading d'actifs numériques sans risque de contrepartie, réservée initialement pour l'instant aux investisseurs institutionnels. Sur le marché encombré et parfois sulfureux des plateformes d'échange, la startup propose sécurité et transparence aux institutions, grâce à une technologie de pointe, l'utilisation de la blockchain et une séparation garantie des fonds entre la plateforme et le client. Elle garantit aussi la transparence des transactions grâce à ces innovations et la blockchain. Créée en 2017, LGO a réalisé l'équivalent de 800 millions d'euros de transactions entre le lancement de sa plateforme d'échange en mars 2019 et aujourd’hui. Elle se rémunère sous forme de frais de transaction qui varient de 0 à 2% en fonction des volumes et du type de transactions de ses clients. La start-up avait réalisé en 2018 une levée de fonds en bitcoin (ICO) remarquée qui lui avait permis d'en récolter 3600, soit 20 millions de dollars, qui n'ont pas tous été convertis.

YEELD : L’épargne mobile, à la carte et automatisée  

Co-fondée en février 2018 par Romain Pechayre (X Master 2018) et Nagib Beydoun, YEELD a développé une application de compte épargne mobile et gratuite, lancée un an plus tard, qui permet de rendre l’épargne automatique, indolore et ludique. Les deux startupers ont mobilisé des recherches en économie comportementale pour créer leur application qui offre quatre fonctionnalités principales. Avec la technique de l’arrondi, chaque dépense par carte bleue ou par prélèvement bancaire est ajustée par YEELD à l’euro supérieur et les quelques centimes correspondant sont automatiquement crédités sur le compte épargne. La règle des 52 pour les 52 semaines de l’année prévoit le prélèvement d’un euro la première semaine et une progression arithmétique d’un euro par semaine jusqu’à la 52e pour un total annuel mis de côté de près de 1.400 euros. L’option « j’épargne et j’oublie » permet à l’utilisateur de fixer un montant à prélever chaque semaine sur son compte pour le placer sur son compte d’épargne YEELD. Une nouvelle règle d’épargne vient d’être ajoutée, baptisée « pile ou face » qui propose chaque semaine un pari sur l’actualité et permet d’épargner une somme entre 3 et 20€ si l’on se trompe. Un an après son lancement, l’appli compte aujourd’hui 80.000 utilisateurs pour un seuil de rentabilité à 200.000 clients.

NoArtist ou l’IArt pour tous

Fondé en 2018, NoArtist est un collectif de trois ingénieurs polytechniciens qui créent des œuvres grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle et les met en oeuvre sur différents supports. Créé par Priscille BoissonnetCharlotte Caucheteux et Benoît Audigier, NoArtist utilise les mathématiques et l’informatique pour générer des créations artistiques originales en s’inspirant de milliers d’œuvres existantes, interrogeant au passage aussi bien sur le statut de l’art que de l’artiste et en sensibilisant aux enjeux de l’IA. Rentable dès son lancement grâce à des coûts de structure très faibles, la start-up s’adresse à tous, particuliers ou entreprises, avec des oeuvres en vente sur le site Internet dès 150 euros.