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Au coeur de la recherche en intelligence artificielle chez Facebook

Une trentaine d’élèves de l’École polytechnique ont eu l’opportunité de rencontrer l’équipe du laboratoire d’intelligence artificielle lancé en juin dernier par Facebook à Paris. Ce centre de recherche compte doubler ses effectifs d’ici le printemps 2016.

« Le jeune homme que vous voyez là, il vous ressemble beaucoup ». Laurent Solly, Directeur Général de Facebook France, pointe du doigt la photo de Mark Zuckerberg projetée sur le mur blanc de la salle de réunion. Une trentaine d’élèves de l’École polytechnique écoute religieusement le directeur énumérer les chiffres reflétant l’influence de cette jeune entreprise - âgée de seulement onze ans - qu’est Facebook.
Le 26 novembre dernier, ces étudiants ont eu le privilège de passer une après-midi au cœur des bureaux parisiens de la société américaine. Le Graal pour ces élèves de 3e année du cycle ingénieur ayant choisi une spécialisation en informatique et en data.

Améliorer les interactions sociales grâce aux données

Après l’introduction du Directeur Général, le dirigeant du laboratoire de recherche en intelligence artificielle de Facebook (FAIR pour Facebook AI Research) à Paris, Florent Perronnin, s’est adressé aux jeunes polytechniciens. « Chaque jour, 350 millions d’images et plusieurs millions de vidéos sont publiées sur le réseau social », indique ce chercheur spécialiste de la vision par ordinateur. Autant de données que les chercheurs du laboratoire de la firme américaine entendent rendre plus facilement accessibles grâce aux algorithmes d’intelligence artificielle.
« L’intelligence artificielle doit permettre de trier toute l’information dont un utilisateur dispose afin d’améliorer les interactions sociales », résume-t-il. Parmi les défis auxquels les chercheurs de FAIR tentent de répondre : la reconnaissance des visages, la prédiction de hashtags à partir de textes et photos et l’assistance vocale. Un autre enjeu sera d’améliorer l’« apprentissage non supervisé » : « Le but est que les machines apprennent par elles-mêmes en regardant, en écoutant et en interagissant avec le monde qui les entoure, comme le ferait un enfant », précise Florent Perronnin.

Des spécialistes mondiaux de l'intelligence artificielle

Ce sont justement ces défis qui ont attiré Alexis Conneau (X 2011) chez FAIR Paris. Le polytechnicien effectue actuellement sa thèse en « neurone machine translation » au laboratoire de Facebook. Avec cinq autres chercheurs de l’équipe, Alexis a présenté son parcours, son travail et a répondu aux questions des élèves. « Il y a quelques années, j’étais à votre place et j’hésitais à faire une thèse », explique le polytechnicien devant le public attentif avant de poursuivre « Aujourd’hui, je vous incite à poursuivre dans cette voie car pour obtenir les postes les plus intéressants dans le domaine de l’intelligence artificielle, avoir fait une thèse est vivement conseillé ». Cette recommandation a conforté Paul Michel, étudiant de 3e année, dans sa décision poursuivre vers une thèse « dans le traitement du langage naturel et dans l’apprentissage ». « Ces échanges avec l’équipe de Facebook m’ont donné très envie de faire de la recherche dans le privé », reconnaît Paul. L’équipe de FAIR n’a en effet pas tari d’éloges sur son environnement de travail. La qualité des chercheurs recrutés parmi lesquels se trouve des pontes tels que Léon Bottou, polytechnicien et spécialiste mondial du machine learning, l’ambition du laboratoire et les moyens matériels alloués pour faire avancer la recherche sont autant de raisons qui ont convaincu ces derniers à rejoindre Facebook. « On m’a laissé une grande liberté dans le choix de ma thèse et c’est cela qui m’a poussé à choisir cette entreprise plutôt qu’une autre », ajoute Alexis Conneau.

Des possibilités de stages, doctorats et post-doctorats

Aux élèves qui voudraient découvrir l’entreprise, le dirigeant du laboratoire, Florent Perronnin, conseille d’effectuer un stage dans un premier temps. Cette idée a séduit Bruna Morrone, élève polytechnicienne, occupée à poser des questions aux chercheurs pour comprendre leur quotidien. L’étudiante pourrait choisir ce laboratoire pour effectuer son stage de recherche de 3e année qui débutera en mars prochain. Par le biais du stage, l’idée de Florent Perronnin est bien de « susciter des vocations » et ainsi d’encourager ces futurs ingénieurs à s’orienter vers la recherche.
« Facebook n’est pas juste une entreprise d’ingénierie et de technologies, on y fait aussi de la recherche à long-terme. Facebook veut participer à la communauté française de recherche », insiste Florent Perronnin convaincu que de nombreuses sociétés misent déjà sur l’intelligence artificielle pour leur développement futur. Lancé en juin 2015, le laboratoire compte actuellement sept personnes. Il devrait doubler ses effectifs d’ici le printemps 2016.


Trois questions à Laurent Solly, Directeur Général de Facebook France :

Pourquoi est-ce important pour une société comme Facebook de rencontrer les élèves de Polytechnique ?
Facebook en France est une entreprise qui cherche à attirer les meilleurs talents, et les élèves de Polytechnique sont bien sûr pour nous des profils très intéressants. Cela reflète également l'évolution de Facebook dans notre pays. En effet, nous cherchons des profils variés pour les différentes entités de notre groupe : des chercheurs pour FAIR, notre centre de recherche sur l’Intelligence Artificielle basé à Paris, des ingénieurs pour Atlas et LiveRail, nos solutions AdTech, des spécialistes du marketing et de la communication pour Facebook et Instagram...
Notre pays compte beaucoup de talents et c'est une chance pour Facebook d'avoir accès aux meilleurs de chaque spécialité.

Quelles sont les opportunités de carrière pour les futurs diplômés de Polytechnique chez Facebook ?
Nous comptons de nombreux X parmi nos employés, et certains d'entre eux font une carrière internationale remarquable, au sein de différentes équipes : des ingénieurs évidemment, mais aussi des parcours un peu moins attendus. Certains travaillent dans la partie commerciale, d'autres élaborent de nouveaux produits, étudient la data, lancent de nouvelles plateformes… Les possibilités sont donc nombreuses !

Quel message et quels conseils souhaiteriez-vous adresser aux élèves de Polytechnique ?
Chez Facebook, toute l'entreprise est animée par sa mission impulsée par Mark Zuckerberg : connecter le monde et donner à chacun le pouvoir de partager et de communiquer. Si je devais adresser un message aux élèves de l'X, ce serait de donner un sens à votre travail, à vos actions. Les élèves de Polytechnique sont destinés à assurer des fonctions importantes, des postes de dirigeants et de dirigeantes : demain, il sera de votre responsabilité d'œuvrer, aussi, pour un intérêt commun, et ce quel que soit le secteur dans lequel vous travaillerez.