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[Colloque] Le réchauffement climatique: science et géopolitique

Le 7 juin, à l'occasion du colloque scientifique Réfléxions organisé par l'École polytechnique, Valérie Masson-Delmotte, Michal Kurtyka et Scott Barret croiseront leur regard sur le réchauffement climatique et ses conséquences.

Le changement climatique est aujourd’hui scientifiquement constaté. À la suite des premiers indices collectés à la fin des années 1980 et à travers l’ensemble des rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), un consensus s’est formé autour d’une augmentation moyenne de la température comprise entre 0,8 et 1,2°C, depuis 1850 jusqu’à aujourd’hui.

Si elle peut paraître modeste en valeur absolue, cette hausse, fulgurante à l’échelle des temps géologiques, reflète en réalité un véritable bouleversement de la machinerie climatique de notre planète. La responsabilité des activités humaines dans ce réchauffement, essentiellement dû à l’utilisation d’énergies fossiles libérant des volumes considérables de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, est elle aussi attestée.

Quelles sont les conséquences concrètes, présentes ou inéluctables à moyen terme, du réchauffement climatique ? L’objectif de limiter à 1,5°C l’augmentation de la température moyenne de la planète d’ici à 2100, préconisé dans l’Accord de Paris sur le climat, est-il encore atteignable ? L’ampleur et la complexité des défis posés à l’humanité en terme de gestion durable des ressources naturelles et de limitation du réchauffement climatique supposent une coopération internationale sans précédent. Mais entre pays anciennement industrialisés et pays émergents, comment répartir équitablement les efforts ? Les instances actuelles sont-elles à la hauteur de l’enjeu ?

Vendredi 7 juin 2019 - de 9h30 à 10h30

>Retrouvez toutes les informations sur le colloque, ici

Valérie Masson-Delmotte
Valérie Masson-Delmotte est directrice de recherches CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement de l’Institut Pierre Simon Laplace, et, pour le 6e cycle d’évaluation (2015-2022), co-présidente du groupe de travail I du GIEC sur les bases physiques du changement climatique. Après une formation initiale en physique des fluides (École Centrale de Paris), ses recherches ont porté sur la quantification et la compréhension de la variabilité passée du climat et du cycle de l’eau, en particulier grâce à l’analyse isotopique de carottes de glaces, et sur l’évaluation des modèles de climat. Ses recherches ont donné lieu à plus de 250 publications scientifiques et ont été récompensées par de nombreux prix. Elle est également engagée dans la diffusion des connaissances en sciences du climat avec le grand public et le jeune public.

Michal Kurtika
Président de la COP24, Michał Kurtyka est secrétaire d’État au Ministère polonais de l’environnement, responsable de la mise en oeuvre de la politique climatique. Précédemment, en tant que secrétaire d’État au ministère de l’énergie, il a été responsable de l’innovation et du développement technologique dans le secteur de l’énergie et des relations internationales. Il a également créé le programme gouvernemental pour le développement de l’électromobilité en Pologne. Michał Kurtyka est diplômé de l’École polytechnique (X1994), de l’Université de Varsovie et de l’École des hautes études commerciales de Varsovie.

Scott Barrett
Professeur d’économie des ressources naturelles au Centre Lenfest de l’Institut de la Terre de l’université de Columbia, Scott Barrett est également vice-doyen de l’École des affaires publiques et internationales de cette même université. Ses recherches portent sur la conception d’institutions à même de régler les problèmes d’échelle mondiale par le biais de la coopération internationale. Il écrit sur le changement climatique depuis plus de 25 ans. Ses intérêts de recherche portent aujourd’hui plus spécialement sur les océans et l’éradication de la malaria.