En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à des fins de mesure d'audience, à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés. En savoir plus

X

[Colloque] Vers une économie décarbonnée

Le 7 juin, à l'occasion du colloque scientifique Réfléxions organisé par l'École polytechnique, Jean Tirole, Anna Creti, Jean-Marc Jancovici et Benoît Leguet échangeront sur la transition économique impliquée par le réchauffement climatique lors d'une table ronde.

[Colloque] Vers une économie décarbonnée

Le climat conditionne directement l’habitabilité de notre planète. À ce titre, il compte parmi les plus précieux des biens communs de l’humanité. Aujourd’hui, ce bien commun se trouve menacé par les intérêts divergents de deux principaux groupes d’acteurs internationaux : les pays industrialisés de longue date, et les pays émergents.

En 1990, les pays anciennement industrialisés étaient responsables de la plupart des émissions cumulées de gaz à effet de serre. Aujourd’hui les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud) en rejettent tout autant. Qui des deux groupes doit assumer la plus grande part de la « dette carbone » que l’humanité a contractée auprès du climat ?

Le rôle du CO2 produit par les activités humaines dans la hausse moyenne des températures à la surface de la planète, par le biais de l’effet de serre, n’est plus à démontrer. Depuis 1750, les activités humaines ont émis dans l’atmosphère près de 2000 milliards de tonnes cumulées de CO2, dont la moitié entre 1970 et aujourd’hui. Le dernier rapport du GIEC a étudié l’impact d’une augmentation de 1,5°C de la température moyenne par rapport à celle qui prévalait avant la révolution industrielle, et démontré que cette valeur était largement moins dommageable pour les écosystèmes qu’une augmentation de 2°C. Ne pas dépasser cette valeur de 1,5°C suppose de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici 2030 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Des objectifs aussi ambitieux imposent de réorganiser complètement nos systèmes énergétiques, nos modes de production, de consommation, de transport, de division du travail au sein d’une économie mondialisée, et même d’urbanisme.

Quelle forme peut prendre cette transition et comment la préparer ? La taxe carbone est-elle la panacée ? Notre système économique est-il assez agile et juste socialement pour s’adapter à un tel bouleversement ?

Vendredi 7 juin 2019 - de 11h à 12h

>Retrouvez toutes les informations sur le colloque, ici

Jean Tirole
Prix Nobel d’économie 2014, médaille d’or du CNRS 2007, X1973, président honoraire de la fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse School of Economics et président de l’Institute for Advanced Study in Toulouse. Il est également professeur invité au MIT, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et directeur d’études cumulant à l’École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent sur l’organisation industrielle, la réglementation, la théorie des organisations, la théorie des jeux, la finance, la macro-économie, et la psychologie. Il est l’auteur de Économie du bien commun, dont une partie est consacrée aux implications économiques du développement durable.

Anna Creti
Professeure d’économie à l’université Paris Dauphine, Laboratoire d’économie de Dauphine-Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières. Anna Creti a été responsable de l’axe « modélisation des prix de l’énergie et du CO2 » pour la Chaire des marchés européens de l’électricité de la fondation Paris-Dauphine. Elle est responsable scientifique de la Chaire d’économie du gaz naturel de la même fondation. Elle est également directrice scientifique de la Chaire économie du climat de la fondation Institut Europlace de finance. Ses recherches actuelles portent notamment sur la régulation environnementale, le marché du carbone, la transition énergétique et les énergies renouvelables.

Jean-Marc Jancovici
Membre du Haut conseil pour le climat auprès du Premier ministre, Jean-Marc Jancovici est diplômé de l’École polytechnique (X1981) et de l’École nationale supérieure des télécommunications. Auteur du Bilan Carbone, co-fondateur en 2007 de Carbone 4, cabinet conseil spécialisé dans la stratégie carbone, il est également fondateur en 2010 et président du groupe de réflexion The Shift Project. Il est professeur à Mines ParisTech Paris depuis 2008 et a présidé de 2000 à 2017 le groupe X-environnement qui organise des conférences de vulgarisation scientifique.

Benoît Leguet
Benoît Leguet est le directeur général d’I4CE, l’Institut de l’économie pour le climat, think tank dédié à la transition vers une économie bas-carbone et résiliente au changement climatique. Il est membre de plusieurs groupes d’experts, notamment : Haut conseil pour le climat, Conseil économique pour le développement durable, comité scientifique de la Fondation Goodplanet. Il préside depuis 2018 X-Environnement, qui organise des conférences de vulgarisation scientifique. Il est diplômé de l’Ecole polytechnique (X1997) et de l’ENSTA ParisTech (2002).