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Covid-19 : Les étudiants mobilisés sur de nombreux fronts

Les élèves et étudiants de l’École polytechnique se sont fortement impliqués collectivement ou à titre individuel dans la lutte contre la pandémie.

Des élèves de l'Ecole polytechnique en Grand Uniforme

Depuis le début de la crise Covid-19, le élèves et étudiants se sont activement mobilisés en s’investissant collectivement ou individuellement dans différentes actions au service de la Nation.

La direction de la Formation Humaine et Militaire (DFHM) à travers le Bureau Organisation Études (BOE) et le Pôle Diversité et Réussite (PDR) ont coordonnée leur engagement.

Plus de 400 élèves polytechniciens et étudiants Bachelor, sans compter les nombreux renforts des autres écoles d’IP Paris, sont engagés en tutorat et accompagnent plus de 500 jeunes dans toute la France, dans le cadre de l’opération "L’École à la maison". Cinquante d’entre eux suivent des enfants de militaires qui sont engagés soit directement dans la crise du COVID19 soit en opération extérieure, de toutes les armées et notamment des enfants d’agents du Service de Santé des Armées.

"Je me suis inscrite sans hésiter au tutorat en ligne aux élèves de Terminale mis en place par le Pôle Diversité et Réussite de l'École polytechnique », déclare Agathe Jouneau (X2018). « En effet, pour avoir déjà fait du soutien à des élèves en difficulté auparavant, je sais qu'apporter de l'aide aux élèves qui en ont besoin et voir les progrès qui en résultent est toujours très gratifiant", souligne-t-elle.

"De plus, la situation actuelle défavorise les lycéens qui ne peuvent pas recevoir d'aide de leur famille sur le plan scolaire et, dans ce contexte, il me semblait important d'agir en faveur de l'égalité des chances."

Dans le cadre de l’opération Résilience, 49 élèves ingénieurs, issus des promotions X16 à 19 sont aussi mobilisés pour renforcer des unités au sein desquelles ils ont servi au cours de leur stage de première année.

Ainsi, 38 élèves ingénieurs effectuent des gardes au sein de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris. Huit ont intégré la Gendarmerie Nationale, pour 7 d’entre eux au sein de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale. Deux sont affectés au sein du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille et un a rejoint le Commandement pour les Opération Interarmées.

"Élève à l’École Polytechnique depuis septembre, j’ai choisi de passer six mois à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) dont trois en tant que chef du véhicule de secours aux victimes à Aulnay-Sous-Bois en Seine Saint-Denis. Le rythme y est intense : entre 72 et 96 heures de garde par semaine", témoigne Pierre Alefsen de Boisredon d’Assier (X2019).

« L’essentiel de mes interventions en fin de stage étaient liées au COVID19. Pendant près de deux semaines, nous passions nos nuits à secourir des personnes en grande difficulté respiratoire. Conscient du renfort non négligeable que je représentais pour la caserne, je ne voulais pas l’abandonner dans ce contexte d’activité opérationnelle », poursuit-il.

« C’était aussi pour moi le moment de donner du sens à mon statut de militaire, l’occasion de rendre à la Patrie mais aussi à la BSPP ce qui m’avait été donné. Je voulais me rendre utile et me mettre à leur service. J’ai donc demandé à reprendre des gardes et j’ai signé une convention me permettant de renforcer la caserne pendant trois mois encore selon son besoin.»

Plusieurs dizaines de polytechniciens se sont par ailleurs portés volontaires pour contribuer dans les hôpitaux (notamment ceux de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) pour apporter une aide logistique, fabriquer des équipements de protection, ou encore participer directement à la mise en œuvre d’un protocole de recueil en temps réel des caractéristiques des patients hospitalisés en réanimation dans les services de Médecine Intensive-Réanimation d’hôpitaux en Ile-de-France (35 élèves).

"Notre action au sein de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière est toujours aussi prenante. Déployé pour effectuer de l'aide en logistique, nous sommes aujourd'hui en contact avec quelques services gérant des produits pouvant devenir critiques (pharmacie en particulier). Le travail est parfois manuel (préparation de palette en logistique), parfois plus "ingénieur" (suivi des stocks et essais de carottage des besoins)", rapporte Raphaël Guignard (X 2017).

Pour compléter, de très nombreux élèves se sont spontanément portés volontaires, à leur initiative, pour des actions bénévoles dans la réserve civique, à l’Agence régionale de santé, ou encore les Action sociales communautaires et culturelles soutenues par le ministère des Armées.

Le X-Forum s’est associé à la Kès pour rassembler des fonds au profit de la Fondation de France. De nombreux élèves se sont portés volontaires pour aider le mouvement national de soutien des instituts hospitaliers en reversant des subventions Forum 2020 qui ne seront pas utilisées, en débloquant le reste de subventions du Forum 2019, en y ajoutant un complément de solidarité de la Kès, et en lançant une cagnotte au sein des promotions qui a réuni plus de 8000€ avec la participation d’une centaine de donateurs. C’est ainsi qu’une enveloppe de plus de 50 000€ a été versée à la Fondation de France dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Des élèves et des étudiants de l’X ont aussi participé les 10, 11 et 12 avril à un Hackathon Covid-19 (1500 participants et 130 projets), organisé par HEC, Science Po et l’École polytechnique pour préparer la sortie de crise et penser l’avenir.

Le projet DIO (Do It Ourselves) proposé par une équipe animée par deux étudiants du Bachelor de l’X est arrivé en deuxième position.

« Nous avons formé et rencontré une équipe fabuleuse via Zoom vendredi soir. Ce fut une belle expérience de s’associer avec des profils variés, certains venant de Sciences Po, d’HEC, des Mines et du monde de la finance », a déclaré Noah Sarfati (BX 21) à l’origine du projet avec Elouan Gros (BX 22).

Le projet DIO propose de recréer une chaîne de valeur au niveau local pour être plus résilient face aux crises grâce à une plateforme de référence pour l’expression des besoins, l’offre de services ou encore la recherche d’emploi dans une logique de proximité.