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Des chercheurs de l’X décodent les craquements de doigts

Un chercheur du Laboratoire d’hydrodynamique de l’X et son étudiant, aujourd’hui à l’Université de Stanford, ont réussi à expliquer l’origine du bruit si particulier de ce craquement : l’effondrement de bulles dans le liquide des articulations.

Tout le monde connaît le bruit caractéristique du craquement des articulations. Afin de faire la lumière sur la source de ce bruit Abdul Barakat, chercheur au Laboratoire d’hydrodynamique de l’X (LadHyX), et Vineeth Chandran Suja, l’un de ces étudiants aujourd’hui doctorant à Stanford, ont réalisé des travaux de recherche afin de déterminer l'origine du son : l’effondrement de microbulles dans le liquide synovial, un lubrifiant situé à la jointure entre les articulations.

Pour réaliser leurs travaux de recherche, Abdul Barakat et Vineeth Chandran Suja ont travaillé sur un modèle mathématique corrélé à des expériences en chambre acoustique, afin de reproduire les évènements conduisant au craquement des articulations. Leurs résultats publiés dans Scientific Reports montrent que c’est l'effondrement des bulles de cavitation qui produit le son du craquement. Les simulations ont en effet donné les mêmes fréquence et amplitude du son émis que dans les mesures expérimentales de la littérature ou dans celles réalisées par les chercheurs.

Le craquement des doigts en débat depuis 60 ans

L’origine de ce son fait débat au sein de la communauté scientifique depuis 60 ans, du fait des techniques d’imagerie limitées permettant d'observer cet évènement qui se déroule dans un temps extrêmement bref. Si une hypothèse d’effondrement de ces bulles sur elles-mêmes avait été émise dès 1971, sans qu’aucune preuve expérimentale ou mathématique n’ait pu la renforcer, une étude d’imagerie datant de 2015 avait, elle, suggéré que le son était produit par la formation des bulles visibles après le craquement.

Quant à savoir si ces craquements peuvent provoquer de l’arthrite, les avis divergent encore sur ce sujet. Donald Unger, docteur américain, a passé sa vie à craquer les articulations de sa main gauche - mais jamais de sa main droite - sans pour autant développer de l’arthrite.