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Des chercheurs identifient une enzyme indispensable au développement

Une collaboration internationale à laquelle contribue l’équipe de Marc Graille, Directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Biologie structurale de la cellule a identifié une enzyme importante qui agit sur le ribosome et permet un développement normal du cerveau animal et de la marche normale chez la drosophile.

Représentation de la structure tridimensionnelle du complexe METTL5-TRMT112 humain et du phénotype observé chez la mouche suite à l’inactivation du gène METTL5.

Chez les organismes vivants, la traduction du matériel génétique en protéines est effectuée par le ribosome. Cette nano-machine est fabriquée par un processus très complexe et hautement coordonné impliquant plus de 200 protéines d’assemblage et de nombreux ARN non codant pour des protéines.

Comprendre le ribosome et son fonctionnement est crucial car des défauts dans sa fabrication peuvent être létaux au stade embryonnaire ou conduire à l’apparition de maladies du sang ou à des cancers.

Les équipes de Marc Graille, Directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Biologie structurale de la cellule (BIOC*), de Denis Lafontaine (Université Libre de Bruxelles, Belgique) et de Jean-Yves Roignant (Institute of Molecular Biology, Mayence, Allemagne & Université de Lausanne, Suisse) ont réuni leurs compétences pour révéler un rôle essentiel de la protéine méthyltransférase METTL5 dans l’ajout d’un méthyle sur une base spécifique (N6-méthyladenine ou m6A) présente au niveau du centre de décodage, communément considéré comme le « cerveau » du ribosome.

Les chercheurs ont ensuite inactivé le gène codant pour la protéine METTL5 chez la mouche Drosophila melanogaster et ont observé que les mouches inactivées pour cette enzyme avaient des problèmes de motricité (marche désorientée, voir l’image ci-dessus).

Ces travaux soulignent l’importance de ce petit groupement chimique dans l’expression des gènes et dans le comportement des animaux et font écho à d’autres études très récentes montrant que des mutations inactivant METTL5 provoquent des désordres intellectuels chez l’humain et des microcéphalies et anomalies cranio-faciales.

Ces recherches ont été publiées dans les revues Nucleic Acids Research et EMBO Reports.

> En savoir plus : D’un cerveau l’autre le diable est dans le methyle

*BIOC : une unité mixte de recherche CNRS – École polytechnique