En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à des fins de mesure d'audience, à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés. En savoir plus

X

Deux polytechniciennes récompensées par la bourse L’Oréal

Lucile Anthore-Dalion, polytechnicienne et doctorante à l’École polytechnique, et Nina Miolane (X2009), font partie des 30 lauréates récompensées le 12 octobre 2016 par le programme « Pour les Femmes et la Science » mis en œuvre par la Fondation L’Oréal et l’UNESCO.

Lucile Anthore-Dalion (X2009), doctorante au laboratoire de synthèse organique (École polytechnique/ENSTA ParisTech/CNRS), et Nina Miolane, polytechnicienne, doctorante à l’Université de Nice et actuellement en post-doctorat à l’Université de Stanford aux États-Unis, ont été distinguées pour la qualité et le caractère novateur de leurs sujets.

« Une chimie plus efficace »
Les recherches de Lucile Anthore-Dalion concernent le développement de nouvelles réactions radicalaires des dithiocarbonates, plus communément appelés xanthates. Ces composés permettent de créer des liaisons carbone-carbone par addition sur un alcène, activé ou non. L’utilisation de conditions de réaction douces, l’absence de métaux toxiques, sa grande sélectivité et sa tolérance vis-à-vis de nombreuses fonctions chimiques confèrent à cette chimie un caractère novateur et très intéressant pour le futur.
Dans le cadre de sa thèse menée au sein du laboratoire de Synthèse Organique, Lucile Anthore-Dalion s’est tout particulièrement intéressée aux applications de cette méthode pour la synthèse de cétones. En effet, la cétone est un groupe fonctionnel majeur en chimie organique que l’on retrouve dans un grand nombre de produits naturels comme la cortisone ou le camphre, mais il s’agit aussi et surtout d’un intermédiaire dans les synthèses de produits naturels, pharmaceutiques, cosmétiques ou agrochimiques. Nombre de réactions permettent de préparer ou de modifier des cétones, et pourtant certaines d’entre elles restent encore difficiles à obtenir, d'où un besoin constant de nouvelles stratégies pour leur synthèse.

« Un Homme virtuel pour la médecine du futur »
Comment peut-on utiliser les mathématiques et les hautes technologies pour transformer la recherche en médecine ? Comment créer des outils numériques améliorant la pratique médicale courante et hospitalière ? Le projet de Nina Miolane développe un des piliers de la médecine de demain : l'Anatomie numérique. Au sein de l’équipe-projet Asclepios de l’Inria Sophia-Antipolis de l’Université de Nice, la doctorante participe à la création d’un modèle de cerveau numérique.
Nina Miolane développe une théorie mathématique appelée "Les Statistiques Géométriques" qui permet de traiter les images médicales (scanners, IRMs, etc) pour représenter numériquement l'anatomie humaine, ainsi que ses variations saines et pathologiques. La polytechnicienne s’intéresse en particulier à l'anatomie cérébrale étudiée à partir d'IRM (Imagerie de Résonance Magnétique). Ce projet est mené sur des images cérébrales mais reste suffisamment générique pour être appliqué ensuite aux autres organes. Il permettra à court terme d'améliorer notre connaissance de l'anatomie humaine. A long terme, la comparaison des images médicales d'un patient à l'anatomie saine construite permettra le développement d'outils numériques d'aide au diagnostic. L’objectif de ces recherches est de parvenir à diagnostiquer des maladies neurodégénératives comme Alzheimer suite à la prise d’une image médicale, avant même que les symptômes extérieurs se déclarent.
 

>A lire aussi :

Deux chercheuses de Polytechnique récompensées par la bourse L’Oréal 2015

Sophia Chen lauréate de la bourse L’Oréal-UNESCO 2014