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En route vers Mercure

La mission spatiale BepiColombo a pris son envol dans la nuit du 19 au 20 octobre 2018 par une fusée Ariane 5 depuis la base de Kourou en Guyane. Le Laboratoire de physique des plasmas est responsable de deux des instruments embarqués sur la sonde MIO qui aura pour objectif d’explorer la magnétosphère de la planète Mercure.

Lancés dans l’espace grâce à une fusée Ariane 5 dans la nuit de vendredi 19 octobre depuis la base de Kourou en Guyane, les deux satellites de la mission BepiColombo se sont envolés pour aller explorer la planète Mercure. Ils rejoindront la planète la plus proche du Soleil après un périple de sept ans dans l’espace afin de la cartographier et d’étudier, sa surface, son atmosphère ténue (ou exosphère) et sa magnétosphère.

Le premier satellite de la mission, MPO, est un satellite de l’Agence spatiale européenne (ESA) est doit cartographier la surface, la structure interne et l’exosphère de la planète. Le second, Mio (anciennement MMO : Mercury Magnetospheric Orbiter), est sous la responsabilité de l’agence spatiale japonaise (JAXA) et se concentrera sur la magnétosphère de Mercure et son interaction avec le vent solaire. Deux équipes de recherche du Laboratoire de physique de plasmas (LPP, une UMR CNRS/ École polytechnique/Sorbonne Université/Université Paris-Sud/Observatoire de Paris) sont impliquées dans la conception et la fabrication d’instruments à bord de Mio.

La magnétosphère de Mercure

Tout comme la Terre, Mercure possède un bouclier magnétique, une magnétosphère, créée par le champ magnétique de la planète. Cette magnétosphère forme autour de la planète une gigantesque « bulle de plasma » un mélange d’ions et d’électrons dont la composition et les propriétés restent encore à découvrir.

Car si Mercure possède un champ magnétique, celui-ci est beaucoup plus faible que celui de la Terre et il ne lui permet pas de se protéger aussi efficacement des vents solaires. En observant une magnétosphère dans des conditions différentes que celles que l’on retrouve autour de la Terre, avec une grande proximité du Soleil et de son activité, les chercheurs espèrent améliorer la compréhension des plasmas dans l’espace et autour des planètes magnétisées.

Deux instruments du LPP

Mio a embarqué à son bord deux instruments du LPP. Tout d’abord, un spectromètre de masse ionique (MSA)  qui va mesurer la composition de la bulle de plasma qui entoure Mercure. Cet instrument, placé sous la responsabilité du LPP, a été réalisé au laboratoire pour la partie optique, avec une contribution pour l’électronique de laboratoires japonais et allemands.

Le deuxième instrument, un magnétomètre « Search Coil » double bande (DB-SC) va mesurer les ondes magnétiques c’est-à-dire les fluctuations du champ magnétique dans la magnétosphère de Mercure. Il a la particularité de pouvoir mesurer à la fois les basses et les hautes fréquences.

Sept membres du LPP ont fait le déplacement pour assister au décollage de BepiColombo le 19 octobre et l’ensemble de l’équipe de recherche sur les Plasmas spatiaux suivra de près les sept années de croisière des sondes (dont plusieurs survols de la Terre, Venus et Mercure) avant leur séparation tout près de Mercure et leur insertion en orbites autour de Mercure en décembre 2025.

> En savoir plus sur le spectromètre de masse ionique du LPP

> En savoir plus sur le magnétomètre « Search coil » du LPP

Bepi-Colombo a déjà déployé ses panneaux solaires dans l'espace.