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Energie solaire : lancement des travaux de l’Institut photovoltaïque

Depuis janvier 2016, les travaux de construction du futur bâtiment qui accueillera l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France ont démarré. Cet organisme, qui doit faire de la France un acteur compétitif de l’énergie solaire dans le monde, résulte d’une collaboration stratégique entre l’X, le CNRS, et les entreprises partenaires du plateau de Saclay.

Les premiers coups de pelle ont été donnés le 11 janvier dernier sur le Campus de Paris-Saclay. Le chantier du futur bâtiment de l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF) durera 19 mois pour une mise en service au second semestre 2017. Cet organisme a pour ambition de devenir l’un des principaux centres mondiaux de recherche, d’innovation et de formation dans le domaine de l’énergie solaire.

L’Institut, fruit d’une collaboration scientifique et stratégique exemplaire sur le plateau de Saclay, résulte d’un partenariat entre des entreprises et des institutions académiques créé à l’initiative d’EDF et Total, du CNRS et de l’École polytechnique, associés à Air Liquide, Horiba Jobin Yvon et Riber. L’IPVF fédère les actions de recherche de ces sept membres fondateurs dans l’énergie solaire photovoltaïque.  
Pour Bruno Carlotti, Directeur Général délégué de l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France, le lancement du chantier symbolise « une nouvelle étape pour ce futur bâtiment qui constituera un formidable outil de recherche avec 4000 m2 de laboratoires dotés d’équipements de pointe et où travailleront près de 150 chercheurs ».
Le démarrage des travaux représente « une opportunité d’avoir une vitrine pour ce centre d’excellence mondial sur le photovoltaïque et de pouvoir rassembler, en un lieu unique, toute la communauté de recherche dans ce domaine, aujourd’hui dispersée dans de nombreux sites et sur plusieurs laboratoires », se réjouit Pere Roca, le directeur du laboratoire de Physique des Interfaces et des Couches Minces (LPICM) et membre du Conseil Scientifique de l’IPVF.

Surtout, ce lancement représente l’aboutissement d’un « formidable travail de fond débuté depuis plusieurs années déjà », souligne le Directeur du LPICM, également Directeur de la Fédération photovoltaïque d’Ile-de-France. Car les travaux de recherche n’ont pas attendu la construction d’un site dédié pour être lancés. Depuis un an déjà, en janvier 2015, dix projets ont vu le jour dans le cadre de l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France. L’École polytechnique et le laboratoire de Physique des Interfaces et des Couches Minces (LPICM) participent à quatre d’entre eux.
Le premier projet sur la filière du silicium cristallin, la plus mature aujourd'hui dans l'industrie du photovoltaïque, cherche à développer des solutions innovantes dont l’objectif est de faire baisser le coût du cristallin. « Au sein du LPICM, nous avons développé des procédés de dépôt de couches minces qui permettent de réduire de 100 fois la quantité de silicium utilisée dans les panneaux solaires, indique Pere Roca. De nouvelles techniques ont aussi permis de produire différentes formes du silicium grâce à des plasmas à basse température, dont, très récemment, du silicium cristallin épitaxié qui suscite un vif intérêt des scientifiques et des industriels ».
Le LPICM collabore également à trois autres projets de recherche. « Nous étudions les cellules dites pérovskites à base de matériaux hybrides organiques-inorganiques, une filière émergente dont la progression en termes de rendement est fulgurante depuis trois ans », précise le Directeur du LPICM. Les deux autres projets portent, eux, sur la modélisation et la caractérisation des matériaux.

Le futur institut, une fois mis en service en 2017, permettra d’accroître la visibilité de la recherche française portant sur l’énergie solaire. Et ainsi d’ « obtenir des moyens financiers supplémentaires », précise Pere Roca.
Pour Bruno Carlotti, Directeur Général délégué de l’IPVF, ce lieu va « permettre de renforcer les partenariats avec les entreprises du plateau de Saclay mais aussi avec les instituts de recherche internationaux et ainsi attirer les chercheurs du monde entier».
Et le Directeur du LPICM, Pere Roca, de s’enthousiasmer : « Grâce à ce  lieu, nous allons continuer à innover et à développer des dispositifs et des procédés pour augmenter les rendements, et ainsi faire que l’énergie solaire soit de plus en plus compétitive au niveau mondial ». L’objectif, à terme, étant d’élargir les champs d’application de l’énergie photovoltaïque et de la rendre accessible à tous.