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Ils font décoller leur projet avec le concours Airbus

La solution innovante de quatre étudiants du programme Graduate degree de l’École polytechnique a été retenue pour la phase 2 du concours étudiant international "Fly Your Ideas" proposé par Airbus. Leur idée a été sélectionnée parmi les 470 projets présentés dans le monde entier. Il ne reste plus que 50 propositions en lice.

Ils ont jusqu’au 25 mars pour développer leur proposition avec l’aide d’un coach d’Airbus pour espérer accéder au « Round 3 », dernière étape du concours proposé  par le groupe aéronautique. Lisa Zafoschnig, Claudio Bonvino, Gabriele Leoncini et Jonas van Stappen, étudiants du programme Graduate degree « Energy Environment » (STEEM) et « Corporate Strategy for New Markets » de l’École polytechnique, font partie de l’équipe « DragOn ». Ils participent à le nouvelle édition du concours Fly your ideas d'Airbus qui, pour la cinquième année consécutive, met les étudiants du monde entier au défi de développer des idées novatrices pour l'aviation future.

Les quatre étudiants de l’X proposent de réduire considérablement l'usure des pneus dans les futurs appareils du constructeur. Les pneus sont en effet très sollicités lors des atterrissages et doivent être remplacés tous les 50 à 200 vols. « Il en résulte des coûts élevés de frais d’entretien pour les opérateurs d'avion, indique Gabriele Leoncini, étudiant du programme « Energy Environment ». Notre idée est d'explorer les moyens d'activer la rotation des pneus avant l'atterrissage. Des études démontrent que cette pré-rotation peut réduire l'usure de 99%, ce qui augmente considérablement la durée de vie du matériel et permet une économie de coûts ».

Dans le cadre de leur projet, les élèves explorent deux approches. Dans la première, ils souhaitent attacher une fine pellicule d'air au pneu ou à la jante afin de provoquer la mise en mouvement lorsque le train d'aterrissage se déploie. « Nous allons concevoir notre prototype grâce aux ressources de l'École polytechnique, souligne l’étudiant. Nous allons réaliser des simulations de dynamique des fluides sur des dessins prospectifs, créer le modèle avec une imprimante 3D du fab-lab puis le tester dans les souffleries du laboratoire TREX ». Dans une deuxième approche, le groupe étudie l'utilisation de moteurs électriques intégrés aux pneus de l'avion. Ceux-ci pourraient être non seulement utilisés pour la pré-rotation avant l'atterrissage, mais aussi pour la récupération d'énergie de freinage et le roulage électrique. Seul contrainte : « Les moteurs électriques sont pour le moment coûteux et lourds », précise Gabriele Leoncini.

L’équipe, encadrée et soutenue par Claude Basdevant, responsable de la formation « Energy Environment: Science Technology and Management » (STEEM), espère être sélectionnée parmi les cinq finalistes qui présenteront leurs projets à un jury d'experts lors de la finale en mai 2017.  Le projet lauréat remportera un prix de 30 000 euros, et le second, un prix de 15 000 euros.