En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à des fins de mesure d'audience, à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés. En savoir plus

X

L’appli qui personnalise la télé « augmentée »

Nicolas Mercouroff (X83) a lancé TiVipedia, une application qui donne des réponses instantanées aux questions que les téléspectateurs se posent devant leur écran. La startup TiVine Technologies, finaliste des grands prix de l’innovation de la ville de Paris 2014, développe cette solution.

Entretien avec Nicolas Mercouroff, polytechnicien et fondateur de la startup TiVine Technologies et de TiVipedia, une application gratuite pour iOS et Android qui permet aux téléspectateurs de recevoir des informations en direct sur le programme télévisé qu'ils regardent.

 

> Comment avez-vous eu l’idée de votre startup ?
L’offre de TiVine Technologies repose sur une observation que tout le monde a pu faire par soi-même : le déphasage entre la manière dont nous pouvons accéder aux contenus et services à partir de notre terminal     mobile, et celle avec laquelle nous consommons le contenu audiovisuel à partir de notre télévision. Cela se traduit en particulier par des dizaines de questions sans réponses que chacun se pose chaque jour devant l’écran de son téléviseur : le nom d’un invité, la biographie d’un acteur, le lien d’achat d’un produit, etc. L’ambition de TiVine Technologies est d'offrir à chaque téléspectateur sa propre « télévision augmentée » : un moyen simple et immédiat pour choisir, s'informer et se divertir face au petit écran.

> A quel besoin apportez-vous une réponse?
En anticipant toutes les questions que chacun peut se poser devant une émission, l’application TiVipedia proposée par TiVine Technologies permet d’afficher les réponses sur son terminal par un un simple clic. Ces réponses sont automatiquement agrégées par la plateforme TiVine depuis des dizaines de sites. Ceci, sans préjuger de ce qui peut retenir l’attention : un livre, une chanson, un produit dérivé, la biographie d’un artiste ou encore la filmographie d’un acteur.

> Quel est votre modèle économique ?
TiVine Technologies cible trois types de clients: tout d’abord les annonceurs et e-commerce, intéressés à proposer leurs produits à une audience contextualisée. La deuxième cible : les éditeurs de presse télévisuelle qui souhaitent augmenter la valeur de leur offre numérique en offrant du contenu riche et pertinent. Et enfin les distributeurs de contenus et de service (diffuseurs, chaines, fournisseurs de service à la personne, etc.) souhaitant étendre leur offre par du contenu lié au flux télévisuel (télécommande intelligente, indexation vidéo, grille télé enrichie, etc.).

> Qui sont vos principaux concurrents et comment vous démarquez-vous ?
Contrairement aux offres concurrentes d’applications dites « de second écran » qui sont mono-fonction (eg, Tchat devant la télé), mono-source (eg, analyse des sous-titres) ou mono-contexte (eg, applications liées à une seule chaine), la plateforme TiVine met en œuvre des technologies avancées d’analyse sémantique et d’agrégation de multiples sources d’information pour enrichir 24h/24 le contenu de l’ensemble du flux télévisuel : extraction et reconnaissance d’information vidéo, analyse syntaxique et sémantique de texte, agrégation et corrélation de bases encyclopédiques, agrégation de flux live de données externes (statistiques sportives, flux twitter, etc.).

> Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Nous sommes en cours de levée de fonds afin de nous engager vers une nouvelle phase d’expansion en France et à l’étranger, fort des premiers succès rencontrés par notre offre initiale.

>Quel conseil donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs de l’X qui se lancent aujourd’hui dans un projet de startup ?
Il est très important, avant de se lancer, de prendre le temps de confronter ses idées aux experts du marché, qui sont souvent disponibles pour partager leur expertise et nous pousser dans nos retranchements pour améliorer le projet. Pour ma part, j’y ai gagné des conseils précieux, mais également un réseau solide et fort utile pour avancer une fois le projet lancé.

>Vous êtes polytechnicien, vous avez aussi un doctorat en informatique : comment franchit-on le pas en passant de la recherche à l’entrepreneuriat ?
Dans mon cas, c’est un pas que j’ai franchi peu à peu, puisqu’avant de lancer ma startup j’ai évolué de la recherche publique à la recherche privée, puis la direction opérationnelle dans un groupe industriel, le conseil, et enfin l’entrepreneuriat au plus près de l’innovation. Mon conseil aux jeunes sortis de l’X : nous vivons une époque formidable, donc lancez-vous dans l’entrepreneuriat sans attendre !