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International

Lancement de l’Atuge au féminin

Créée en 1990, l’Association des Tunisiens des Grandes Ecoles ou Atuge regroupe plus de 4000 étudiants, jeunes diplômés ou anciens élèves tunisiens issus des grandes écoles françaises. Une déclinaison féminine de ce réseau vient d’être lancée, avec l’appui notamment de deux polytechniciennes.

« De grands profils ont émergé de l’Association des Tunisiens des Grandes Ecoles, mais jusqu’à présent, il s’agit toujours d’hommes. » C’est en partant de ce constat que Lamis Aljounaidi, ancienne élève de l’École polytechnique (X2002), et quatre autres Tunisiennes diplômées de grandes écoles françaises, ont eu l’idée de créer l’Atuge au féminin. Alors qu’elle a quitté l’X il y a moins de dix ans, Lamis Aljounaidi a déjà mené une carrière riche et variée : après deux premiers postes à l’Agence Française de Développement et à la Banque Mondiale, elle a travaillé quatre ans à la Commission de Régulation de l’Énergie et vient tout juste de rejoindre Tractebel Engineering en tant que spécialiste principale en économie et finances sur des grands projets hydrauliques. 


© Maroua Abdelkefi
Sur la photo, outre Lamis Aljounaidi, apparaissent les quatre autres organisatrices :
- Yousra Tourki, Mines de Nancy, Operations' research analyst, Air France
- Maroua AbdelKafi, Telecom Bretagne, Ingénieur de production, Orange
- Syrine El Abed, Mines de Nancy, consultante en développement durable, PwC
- Insaf Fradi, Ensimag et HEC, Financement secteur public et financier, Natixis

Lamis Aljounaidi explique pourquoi elle a choisi de s’investir dans cette initiative : « Je connaissais plusieurs réseaux professionnels : l’Atuge, qui permet de répondre à des problématiques propres aux Tunisiens et qui est une association internationale par essence, les associations Grandes Ecoles au féminin et Sciences ParisTech au féminin présidée par Michèle Cyna (X76), deux réseaux de solidarité qui permettent de rencontrer d’autres femmes issues de grandes écoles, notamment d’autres ingénieures, et d’aborder des questions telles que l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. » Comme Lamis, les quatre autres fondatrices d’Atuge au féminin étaient déjà actives dans des réseaux professionnels, en particulier des réseaux au sein de leur entreprise. Ensemble, elles ont donc eu l’idée de lancer une association qui s’adresserait plus spécifiquement aux Tunisiennes issues des grandes écoles. 

Azza Latiri-Megarbane (X77), première Tunisienne à avoir intégré l’École polytechnique cinq ans après l’ouverture du concours d’accès aux femmes, a accepté de devenir marraine de ce réseau. « Cela fait plaisir de voir le dynamisme de ces jeunes femmes, ambitieuses et volontaires », commente-t-elle, « d’autant que le milieu des ingénieurs et des scientifiques reste très masculin ». Azza Latiri-Megarbane est donc ravie de participer à cette initiative. Son propre père, Mokhtar Latiri, ancien élève de l’École polytechnique (X47), était d’ailleurs l’un des premiers présidents de l’Atuge. « Un beau diplôme, c’est une chance magnifique : beaucoup de portes s’ouvrent après l’X », confie-t-elle. « Mais il faut savoir ensuite anticiper et valoriser son parcours professionnel. » Par exemple, une réorientation de carrière réussie doit faire l’objet d’une réflexion et d’une préparation en amont selon elle. L’Atuge au féminin permettra donc aussi à ses membres d’échanger des conseils et de partager leurs expériences.


Michèle Cyna et Azza Latiri-Megarbane lors du lancement de l’Atuge au féminin le 5 février 2015

Après son lancement officiel lors d’un dîner le 5 février, qui a constitué une première occasion pour les Tunisiennes issues de grandes écoles d’ouvrir un dialogue entre elles, l’association organise sa première réunion à Paris le 26 mars.  Un lancement international de l’Atuge au féminin est également prévu en juillet à Tunis et à terme, l’objectif sera d’organiser des actions régulières à Paris, à Tunis, au Royaume-Uni et aux Émirats Arabes Unis, où l’Atuge dispose déjà d’antennes ou de relais locaux.