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Lancement du satellite Solar Orbiter

Les chercheurs du Laboratoire de physique des plasmas sont impliqués dans la mission Solar Orbiter, lancée dans la nuit du 9 au 10 février 2020. Son objectif : comprendre la création de l’héliosphère en comparant les images à haute résolution du Soleil et les mesures in situ dans le vent solaire.

Le satellite Solar Orbiter, avant son intégration à la fusée Atlas V. Crédit : ESA

La mission Solar Orbiter de l’Agence Spatiale Européenne a décollé dans la nuit du 9 au 10 février depuis Cape Canaveral. Comme sa sœur américaine Parker Solar Probe, elle va se rapprocher du Soleil à une distance si faible, qu’elle doit embarquer à son bord une instrumentation spécifique développée par le Laboratoire de physique des plasmas (LPP)*.

Un exploit technologique

Le satellite Solar Orbiter va se positionner à une distance de 30 diamètres solaires afin de combiner observation du soleil et analyse du vent solaire. Protégé par un bouclier thermique, il va néanmoins subir un flux d’énergie 20 fois supérieur à celui des satellites de notre planète et a donc nécessité des instruments adaptés. Une prouesse technologique pour laquelle le LPP a fourni un système miniaturisé de détection des électrons du vent solaire et un analyseur d’ondes électromagnétiques capable de réduire la quantité de données transmises au sol tout en optimisant leur valeur scientifique. Ces instruments ont été conçus avec l’aide du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). 

Mieux cerner le champ magnétique

Les enjeux de la mission sont multiples : il s’agit à la fois de comprendre l’origine et la dynamique du vent solaire qui remplit l’espace interplanétaire et d’élucider les mécanismes de génération du champ magnétique solaire. Ce champ magnétique est à l’origine du cycle solaire de 11 ans et se structure de manière complexe à la surface du Soleil. Il se reconfigure brutalement lors des éruptions solaires qui peuvent envoyer des particules énergétiques, des rayonnements ionisants, et des nuages de plasma magnétisés dans toute l’héliosphère. Ces évènements affectent les environnements planétaires : ils peuvent endommager les satellites en orbite terrestre et affecter nos moyens de communication et de positionnement par GPS. La mission Solar Orbiter permettra de mieux comprendre l’origine et la propagation dans l’héliosphère de ces perturbations majeures du milieu spatial.

Un duo ESA – NASA

Par sa trajectoire, la mission européenne Solar Orbiter fournira aussi des images inédites des pôles du Soleil. Elle fonctionnera de concert avec la sonde américaine Parker Solar Probe lancée en Août 2018. Parker Solar Probe, qui embarque le système de détection d’électrons du LPP, frôlera le Soleil à une distance minimale de 9 rayons solaires, mais ne peut l’observer directement. Grâce à ses télescopes, Solar Orbiter fournira le contexte de l’environnement spatial dans lequel la sonde américaine évolue. Solar Orbiter et Parker Solar Probe ouvrent un âge d’or pour l’étude du Soleil et des plasmas de l’héliosphère.

> En savoir plus : Site de l’ESA

> A lire aussi : Le LPP impliqué dans la mission Parker Solar Probe

*Une UMR CNRS/École polytechnique/Observatoire de Paris/Université Paris-Saclay/Sorbonne Université