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L’École polytechnique partenaire des Rencontres de la cancérologie française

Cette année, les Rencontres de la cancérologie française ont mis à l’honneur l’École polytechnique et ses chercheurs. Cette participation inhabituelle pour une conférence médicale a suscité l’intérêt des médecins, patients et entreprises qui ont découvert les nouvelles technologies étudiées dans nos laboratoires.

L’École polytechnique partenaire des Rencontres de la cancérologie françaiseDepuis 10 ans, les Rencontres de la cancérologie française (RCFr 2018) sont un lieu privilégié de débat entre les principaux protagonistes de la longue chaîne qui relie les cliniciens, les chercheurs, les soignants, les patients et les entreprises au sein des principales institutions impliquées dans la lutte contre le cancer en France (INCa, AP-HP, etc.). Cette année, l’École polytechnique est entrée activement dans ces débats en mettant en avant ses principales recherches en bio-ingénierie pour la cancérologie, et en offrant de nouveaux points de réflexion pour le futur, face à un public constitué par ceux qui en seront les futurs utilisateurs et financeurs.

En effet, bien qu’elle ne mène pas directement des recherches dans domaine médical, l’École polytechnique est à la pointe dans le domaine de la bio-ingénierie, et en particulier pour applications à la cancérologie. Les recherches développées dans ce domaine sont des plus variées. A titre d’exemple, elles vont d’une meilleure compréhension des processus biologiques à la base de l’immunothérapie, jusqu’à la mise au point de systèmes innovants d’imagerie pour le diagnostic précoce du cancer (Imagerie X par contraste de phase, Imagerie polarimétrique de Mueller) ou d’irradiation pour son traitement (Plasmas Froids, Sources ultra-rapides d’électrons énergétiques), en passant par le développement de modèles mathématiques pour une médecine de précision.

« Nous sommes très fiers d’avoir participé à ces rencontres, souligne Benoît Deveaud, Directeur de la recherche de l’X. Elles permettent aux chercheurs de sortir de leur environnement habituel pour nouer des relations porteuses de futures collaborations avec des acteurs de la cancérologie ».

Pour les chercheurs, « la participation aux RCFr a aussi été l’occasion de fédérer les forces en cancérologie au sein du Centre de recherche », explique Angelo Pierangelo, Ingénieur de recherche à l’École polytechnique au sein du Laboratoire de physique des interfaces et des couches minces (LPICM, une UMR CNRS / École polytechnique). En orchestrant la participation de l’X à ces rencontres, Angelo a permis de mettre en lumière les travaux menés individuellement par plusieurs laboratoires afin de leur apporter la visibilité nécessaire pour créer des collaborations. « Nous avons pu rencontrer les véritables utilisateurs des technologies que nous développons », explique le chercheur, « que ce soit des médecins, des patients ou des entreprises. Ils se sont montrés d’abord surpris puis très intéressés par nos idées car elles sortent du cadre habituel des évolutions en cancérologie ».

Ce regard neuf proposé par les chercheurs sur les problématiques médicales permet de créer des innovations de rupture qui contribueront à terme à améliorer le diagnostic et le traitement des cancers. Comme l’a dit en son temps le physicien Niels Bohr : « Ce n’est pas en améliorant la bougie qu’on a inventé l’électricité ».