En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à des fins de mesure d'audience, à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés. En savoir plus

X

L’entrepreneuriat à l’X s’accorde au féminin

À l’occasion de la journée internationale des femmes, le 8 mars, l’École polytechnique met en avant trois start-up fondées par des femmes qui évoluent au sein de son écosystème entrepreneurial : Lili.ai, Medilinx et Uniris.

De plus en plus de femmes se lancent dans l’aventure entrepreneuriale. Depuis 2015, elles sont 163 millions à avoir créé leur entreprise dans le monde, selon une étude du Global entrepreneurship monitor dévoilée en septembre dernier. Parmi elle, quatre sont passées par l’École polytechnique, en tant qu’étudiantes ou au sein de son accélérateur et de son incubateur.

Milie Taing, co-fondatrice de Lili.ai

La start-up Lili.ai, co-fondée par Milie Taing et accompagnée au sein de l’incubateur X-Tech de l’École polytechnique, utilise l’intelligence artificielle appliquée à la gestion de projets pour simplifier la vie des entreprises. Elle a développé une assistante virtuelle d’aide à la décision capable de suivre simultanément les projets menés par l’entreprise, de détecter les sources de risques et d’optimiser la priorisation des tâches. Les algorithmes, basés sur le traitement automatique du langage, ont donné leurs premiers résultats sur des données passées en réalisant l’identification des risques passés, et la reconstitution de la chronologie des dépassements et des interactions entre les divers acteurs. En parallèle, une plateforme permet aux équipes de documenter la vie du projet de manière structurée, centralisée et intuitive. L’objectif: faire parvenir la bonne information, au bon moment et à la bonne personne. Dans son développement, Lili.ai collabore avec des chercheurs des laboratoires de mathématiques de l’X. Elle est également l’une des deux dernières start-up françaises en lice pour le prestigieux IBM Watson A.I Xprize, qui s’étend sur quatre ans de compétition et dont les résultats finaux seront connus en 2020.

Alice Duranteau et Anne-Charlotte Philbert, fondatrices de Medilinx

La start-up Medilinx, créée par  Alice Duranteau et Anne-Charlotte Philbert, anciennes étudiantes du Master «Innovation technologique : ingénierie et entrepreneuriat » de l’École, s’adresse aux patients étrangers qui n’ont pas accès à des soins médicaux de qualité compte tenu du manque d’expertise dans leur pays, des temps d’attente trop élevés ou encore des coûts trop onéreux. Sa plateforme à double interface met en équation le besoin grandissant de patients étrangers pour des soins de qualité avec l’expertise médicale française. Medilinx vise d’une part à apporter aux patients l’ensemble des informations sur la pathologie concernée, une liste des médecins à forte expertise pour le traitement nécessaire et un accompagnement personnalisé complet. D’autre part, cet outil constitue pour le médecin un outil organisationnel permettant de gérer l’intégralité du processus des demandes reçues. Via cette plateforme, le patient est alors pris en charge pour l’organisation logistique de son voyage en France et lors de son séjour médical.

Aina Roaseta, co-fondatrice d’Uniris

La start-up Uniris, accélérée au sein d’X-Up jusqu’à la fin du mois de mars, fournit une solution permettant de créer une identité digitale inviolable pour chaque être humain et chaque machine. Son innovation associe un dispositif biométrique infalsifiable et aussi fiable qu’un test ADN et une nouvelle génération de blockchain incassable et illimitée. La technologie d’Uniris, mise au point par ses trois fondateurs, Sébastien Dupont, Aina Raoseta et Christophe Bruno, repose sur 11 brevets et sur une infinité d’applications : authentification physique et informatique, communications sécurisées, gestion des objets connectés, services financiers (paiements sans carte), vote électronique, gestion des données santé le tout en garantissant le respect de la vie privée des utilisateurs. Ce projet s’inscrit directement dans le cadre du Réglement général sur la protection des données et plus généralement sur la reprise du contrôle des femmes et des hommes sur les technologies.