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Les expériences de l’accélérateur de particules du CERN reprennent

Le 3 juin, les premières collisions proton-proton à 13 TeV ont eu lieu. Cette étape marque le début de la seconde phase d’exploitation des données du Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN à laquelle participe le Laboratoire Leprince Ringuet de l'École polytechnique.

La première campagne fructueuse de trois ans a été marquée par la découverte du boson de Higgs, dernière pièce manquante du Modèle standard, la théorie qui décrit les particules fondamentales dont est constitué tout ce qui est visible dans l’Univers, ainsi que les interactions à l’œuvre entre ces particules.
Après un arrêt de près de 24 mois afin d’adapter la machine et les expériences à ces nouvelles énergies de collision jamais atteintes auparavant, les physiciens sont à nouveaux prêt à explorer les frontières de l’infiniment petit. Le groupe CMS du Laboratoire Leprince Ringuet (LLR) a été fortement impliqué dans ces travaux d’amélioration du détecteur et dans la préparation des analyses de la physique des collision à 13 TeV.

Le Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN a commencé à produire des données pour la physique pour la première fois depuis 27 mois. Après un arrêt de près de deux ans et plusieurs mois de remise en service, le LHC fournit à présent des collisions à toutes les expériences à l’énergie record de 13 TeV, soit près du double de l’énergie de collision atteinte lors de la première période d’exploitation. Cette étape marque le début de la saison 2 du LHC, qui ouvre la voie à de nouvelles découvertes. Le LHC va à présent fonctionner sans relâche pendant les trois prochaines années.

Avec le début ce jour de la deuxième période d’exploitation, les physiciens ont l’ambition de continuer à explorer le Modèle standard, et même de trouver des signes de nouveaux phénomènes de physique sortant de ce cadre. On pourrait ainsi élucider certaines énigmes, telles que la matière noire, qui semble constituer environ un quart de l’Univers, ou le fait que la nature semble préférer la matière à l’antimatière, préférence sans laquelle nous n’existerions pas.

Au cours des deux années d’arrêt technique, les quatre grandes expériences ALICE, ATLAS, CMS et LHCb ont également mené un important programme de maintenance et d’amélioration, pour se préparer à accueillir ces énergies très élevées.

 « Les collisions que nous voyons aujourd’hui indiquent que les travaux que nous avons réalisés au cours des deux dernières années pour préparer et améliorer notre détecteur ont été fructueux, et elles marquent le début d’une nouvelle ère d’exploration des secrets de la nature, a déclaré Tiziano Camporesi, porte-parole de CMS. Il est difficile de traduire en mots l’enthousiasme de nos équipes : c’est particulièrement vrai pour les plus jeunes de nos collègues. »

 > Lire le communiqué de presse du CERN en ligne